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mercredi 20 novembre 2019

Creully sur Seulles - Le notaire de Creully évoque la libération du village le 6 juin 1944.


Il y a 37ans, les éditions Corlet publiaient l'ouvrage de Jacques Henry
" La Normandie en flammes".

Parmi les chapitres, la délivrance de Creully est évoquée par Me Maurice Fortier, notaire de la localité. En voici des extraits.



« A l’aube de cette journée mémorable du 6 juin, écrit M. Fortier, vers 3 h 30, comme tous les riverains de la côte normande, entre Saint-Vaast et Ouistreham, les habitants de Creully et des communes environnantes, villages proches des plages désormais célèbres, furent réveillés par le déluge infernal du « Débarquement allié », depuis si longtemps attendu, mais que nulle imagination n’avait pu prévoir ce qu’il fut en réalité.

« Le Jour "J” était enfin arrivé.

« Ce grandiose événement est resté si profondément gravé dans la mémoire de tous ceux qui en furent les témoins qu’il leur est aisé de revivre par la pensée ces jours et ces nuits remplis du tonnerre des bombardements, de tremblements de terre, de ruines et de cauchemars.

« Avec le recul du temps, nous nous demandons encore comment Creully, carrefour de routes vers la grande voie Cherbourg-Bayeux-Caen, vers Tilly-sur-Seulles, Caumont, Villers-Bocage, etc., où la bataille fit bientôt rage, n’a pas été complètement détruit dès les premières heures des opéra­tions.

« Dès 7 heures, les troupes allemandes cantonnées dans le village étaient en état d’alerte. Le bruit de leurs bottes et des commandements gutturaux se faisaient fortement entendre dans les rues. Leur excitation était à son comble.
 « Par bonheur, ces troupes ne disposaient que d'une seule batterie d’artillerie, dont une pièce fut tout d’abord mise en position de combat au pied du monument aux Morts, prenant en enfilade la rue d'Arromanches, mais elle ne tira pas et fut bientôt tractée à la sortie du bourg, route de Saint-Gabriel à Bayeux.


« Trois autres canons furent mis en batterie au hameau de Fresnay-Saint-Gabriel, route de Saint-Léger, dans la plaine. Juchés dans les arbres, les Allemands observaient la progres­sion des troupes alliées et ne devaient pas tarder à ne plus se faire illusion sur l’importance de cet “exercice de débarque­ment” et sur le sort qui les attendait.

« Les manœuvres des troupes allemandes, d'ailleurs rela­tivement peu nombreuses, paraissaient bien indiquer qu’elles n’avaient pas l’intention de se battre dans le bourg.

« La population s’attendait avec anxiété à un bombarde­ment par l'aviation ou l’artillerie. Elle restait prudemment dans les abris et souhaitait ardemment l’arrivée des Alliés.

« Vers 15 heures, les premiers soldats canadiens de la 3e division, en l’occurrence ceux du Winnipeg Rifles, firent leur apparition, précédés de tanks, rue de Tierceville, venant de Courseulles par Banville, Sainte-Croix, Colombiers-sur- Seulles.

« L’un de ces tanks envoya des obus dans le clocher contre des observateurs, qui ne s’y trouvaient pas, et y causa quelques dommages sans gravité.

« A peu près dans le même temps, des éléments blindés de la 2e armée britannique (50e division), débarqués entre Asnelles (Le Hamel) et Ver-sur-Mer (La Rivière), vers 7 h 30, descendaient de la plaine de Meuvaines, Crépon, dans la vallée de Creullet (hameau de Creully), suivis de longues colonnes de soldats aux casques recouverts de branchages, marchant à la file indienne.

« Quelques tirs arrosèrent la vallée et les abords de Creully, provoquant des dégâts aux toitures de plusieurs immeubles. Malheureusement, un éclat d’obus blessa mortel­lement une dame âgée qui était sortie de son abri, rue de l’École. Ce fut la seule victime civile de la commune.

« La jonction entre les troupes anglaises — 30e corps d’armée — et canadiennes s’opéra à Creully même, et dans les environs immédiats du bourg, entre 17 et 18 heures. »

Dans La campagne de la victoire, le colonel Stacey précise qu’à 5 heures du soir « le bataillon du Winnipeg Rifles s’était consolidé dans le village de Creully et ses abords L’auteur ajoute :

« Une troupe de chars de l’Escadron « G » du 1er hussars, commandée par le lieutenant W.F. Mac Cormick, troupe qui appuyait le Royal Winnipeg Rifles, aida celui-ci à traverser Creully et continua tout simplement sa route, franchissant Camilly et poussant jusqu’à la limite nord de Secqueville-en- Bessin. En route, elle démolit un char de reconnaissance et infligea des pertes à des groupes de fantassins et M. Mac Cor­mick fut cérémonieusement salué par un soldat qui, de toute évidence, ne s’attendait pas à rencontrer l’ennemi si loin à l’intérieur. Que ces chars de combat aient pu faire une telle incursion et en revenir démontre combien la résistance était faible cet après-midi-là sur le front de la 7e brigade.

« La jonction des forces canadiennes et anglaises à Creully procurait à la tête de pont des zones Juno et Gold un front d'une vingtaine de kilomètres. »

« A 17 h 30, poursuit M. Fortier, Creully était définitive­ment libéré. Trente soldats allemands et polonais, non com­battants, qui se trouvaient encore au château furent alors faits prisonniers sans résistance.

« D’après les déclarations d’un officier anglais, si les Alle­mands avaient résisté dans Creully, le bombardement allié se serait produit à 18 heures... Nous l’avons frôlé de près !

« Dans le courant de l’après-midi de ce même jour, un engagement eut lieu entre la batterie d’artillerie allemande de Fresnay et des tanks canadiens, dont deux furent endom­magés. Il fallut déplorer la mort de trois soldats qui ont été inhumés au cimetière de Creully, puis transférés, plus tard, dans le cimetière militaire de Bény-Reviers.

« Ce même après-midi, un tank allemand (Tigre), qui patrouillait dans le vallon vers Villiers-le-Sec, fut détruit par des chars d’assaut anglais venant de débarquer.

« Ce fut tout pour le même jour.

« Commença dès lors, venant de divers points de la côte et bientôt d’Arromanches, l’interminable et extraordinaire défilé des troupes et du matériel (tanks, véhicules automo­biles de toutes sortes, etc.) stabilisé à quelques kilomètres au sud et à l’est de Creully, en l’attente des batailles de Caen et de Falaise.

« Jusqu’au 19 juillet, date de la libération définitive de Caen, Creully fut à l'écoute des bruits monstrueux de la guerre, bombardement par les avions et l’artillerie, tirs des bateaux de guerre, parmi lesquels, comme nous l'apprenions avec fierté, ceux des unités de la marine française, le Courbet, le Georges-Leygues et le Montcalm, dont les obus allaient labourer les arrières de l’ennemi jusque dans le sec­teur de Tilly-sur-Seulles. Combats de chars d’assaut des sec­teurs de Tilly, Caumont, Villers-Bocage, Caen, etc.


mardi 8 octobre 2019

1923 - Les services de messes et vêpres en l'église de Creully.




Madame de Druval du château de Creullet notait sur une feuille (ci-dessous) les services a assuré par les enfants de chœur lors des messes et vêpres en l'église Saint Martin de Creully.
Merci à Augustin  de Canchy

dimanche 29 septembre 2019

1897 - Le mariage au château de Creullet à Creully (Creully sur Seulles)

Après la publication du 29 Août, le mariage entre Henry Charles, Alexis Labbey de Druval, lieutenant au 16e Régiment de chasseurs à cheval en garnison à Beaune, et Mélite Marie Marguerite Henriette Kergariou demeurant à Bringolo (Côtes du Nord) fut célébré dans cette dernière localité comme nous le montre l'acte plus bas.

Les mariés devant le château de Creullet


mercredi 4 septembre 2019

1923 - Catéchisme pour les garçons et les filles de Creully (Creully sur Seulles).



Nous sommes en 1923, les enfants de Creully allaient au catéchisme qui était organisé sous la responsabilité de Madame de Druval du château de Creullet. Parmi les documents que m'a fait parvenir  Augustin de Canchy, je vous présente les feuilles de pointage des présents aux cours de "cathé" de l'année scolaire 1923 - 1924.
Mme de Druval



vendredi 3 mai 2019

Creully sur Seulles en 1883 (Creully, Creullet, Saint Gabriel, Brécy, Fresnay le Crotteur et Villiers le Sec)

C. Hippeau dans son ouvrage, paru en 1883, présentait les villages et hameaux du Calvados. Une occasion de "retourner" dans les localités qui forment maintenant Creully sur Seulles.



mardi 30 avril 2019

Madame Fortier, épouse du notaire, se souvient de Creully en juin 1944 (Creully sur Seulles)



L'Association des notaires retraités du Calvados a publié en 2014 un bel ouvrage sur le Notariat du Calvados pendant la tourmente de juin 1944 où Madame Fortier, épouse de Maurice Fortier, notaire à Creully exprime ses émotions. (Editions Corlet)

Au 6 juin 1944, Me Maurice FORTIER était titulaire de l'office de CREULLY, commune rurale de 600 habitants.
Madame FORTIER nous a fait, avec beaucoup d'émotion et de précision, le récit des événements qu'elle a vécus :
 " CREULLY est une charmante cité médiévale dont le château fort domine de sa puissance altière la vallée de la Seulles, située à la limite de la plaine de CAEN et du BESSIN, elle a été le point de jonction des Armées Canadienne et Britannique dès le 6 juin 1944.
Après avoir été clerc au Neubourg pendant 8 ans, mon mari avait acquis l'étude de CREULLY en septembre 1938.
Il avait à peine fait connaissance avec sa clientèle, qu'un an après, le 25 août
1939,il fut mobilisé à CAEN où il resta seulement quelques semaines.


Sur le plan notarial, la situation était désastreuse du fait que le principal clerc et le clerc aux actes courants avaient été également mobilisés.
Je restais seule avec un clerc stagiaire.
Me LEMPERIERE Notaire à CAEN fut nommé suppléant de l'office et vint donc à CREULLY une fois par semaine avec un clerc s'occuper de la clientèle.
M'armant de courage, je pris la comptabilité en mains et organisai les rendez-vous pour Me LEMPERIERE.
Le 21 juillet 1940, je reçus une lettre de ma famille me faisant part du décès au front, de mon frère et une autre lettre de la Croix Rouge française m'avertissant que mon mari était prisonnier à COLMAR, à la caserne RAPP.
Aussitôt, je pris l'initiative de le faire évader et le lendemain soit le 22 juillet
1940,je partis pour COLMAR, (plutôt KOLMAR puisque passé en territoire allemand) où, avec la complicité d'Alsaciens sympathiques qui m'avaient pris en amitié (un contrô­leur SNCF et un fonctionnaire de la KOMANDANTUR, ex préfecture du BAS-RHIN), nous avons pu mettre au point, après deux autres voyages à KOLMAR, un plan d'éva­sion qui a réussi, puisqu'en décembre 1940, il passa la ligne de démarcation à travers des barbelés, grâce au concours d'un passeur fourni par des Religieuses d'un couvent et se retrouva à LIMOGES, en France LIBRE.
En juin 1941, il s'enhardit à revenir à CREULLY, prétextant une libération pour cause de maladie.
Muni de faux papiers, et après des visites à monsieur le Procureur, au Président de la Chambre et aux gendarmes de Caen et Creully qui connaissaient l’odyssée de mon mari et le couvraient, Maurice prit un nouveau départ.
Le travail s'étant accumulé, on embaucha deux clercs.
Mon mari se montrait dans CREULLY le moins possible et c'est moi-même qui me rendais à bicyclette à CAEN, une fois par semaine, dans les différentes Administrations.
Nous nous occupions également de confectionner de nombreux colis pour les pri­sonniers.
A la maison qui était comprise dans l'enceinte du château, 4 pièces avaient été réquisitionnées pour loger des officiers allemands.
ET LE GRAND JOUR TANT ATTENDU ARRIVA.
Dès 3 heures 30, le tonnerre des bombardements nous envahit.
L'excitation des Allemands était à son comble.
Nous étions réfugiés dans un abri creusé dans le jardin.
Dès 15 heures, une compagnie de la WINNIPEG RIFFLES, Unité canadienne qui avait débarqué à COURSEULLES et BERNIERES le matin, fait son entrée dans CREULLY et vers 17/18 heures, les Canadiens opérèrent leur jonction avec les Anglais de la 69ème B.I en provenance de VER-SUR-MER et ASNELLES.
CREULLY était définitivement libéré sans trop de dommages. Notre maison, l'é­tude et les archives étaient intacts, mis à part quelques éclats d'obus.
Une trentaine de soldats allemands et Polonais, qui se trouvaient encore au châ­teau, furent faits prisonniers sans résistance.
Ayant camouflé pendant toute la période d'occupation, entre poutre et plancher, un grand drapeau anglais, je le hissais au sommet du monument des anciens combat­tants 1914-1918 implanté devant la maison.
Notre maison était complètement envahie par des réfugiés en provenance de CAEN. Il fallait faire la cuisine pour 25 personnes environ. Personnellement, je fabri­quais des nouilles tous les après-midis.
De son côté, mon mari avait organisé une cantine pour les réfugiés avec l'aide de Monsieur Roger MESNIL, épicier en gros à CREULLY.
L'étude du notaire, sans activité, fut transformée momentanément en Mairie.
Le 8 juin, CREULLY eut l'insigne honneur d'être choisi par le Général B. MONT­GOMERY, chef des armées britanniques, pour y fixer son quartier général.
Il installa sa célèbre roulotte-campement au château de Creullet, (XVIIIe siècle) à l'ombre des arbres du parc, près de la pièce d'eau.
Sir Winston Churchill lui rendit visite le 12 juin, le Général de Gaulle, le 14 juin dans l'après-midi et George VI, roi d'Angleterre, le 16 juin.
C'est donc tout naturellement que la BBC installa, pour plusieurs semaines, ses antennes dans la tour des remparts du château de CREULLY, informant ainsi le monde entier, du déroulement des opérations militaires en cours.
Plusieurs des officiers anglais affectés à ce STUDIO RADIO étaient hébergés dans notre maison qui était dans l'enceinte du château.
 En l'espace de quelques jours, nos lits qui avaient servi aux Allemands, étaient uti­lisés par les Anglais !
Maître Maurice Fortier (1er à gauche) en compagnie du Directeur de la BBC lors du passage de ce dernier à Creully après la Libération





En 1949, le Général MONTGOMERY devenu Maréchal, revint en France présen­ter ses hommages à la châtelaine Madame de DRUVAL.
Mon mari et moi-même fument invités au château pour un dîner intime. Malheureusement, nous n'avions pu y participer pour cause de décès dans la famille, mais nous y fûmes représentés par notre fils Jean-Pierre âgé de 14 ans que l'on voit d'ailleurs sur la photo en compagnie de Madame de DRUVAL et du Maréchal MONTGOMERY.



Jean-Pierre FORTIER (fils de M FORTIER) au château de CREULLET en 1949

Que de souvenirs !
Par la suite, mon mari devint Maire de CREULLY et Conseiller Général du canton. Il fut aussi Président des Anciens Combattants et des Prisonniers de guerre.
Il décéda en 1982."
Merci à Monsieur Emile Raux, notaire honoraire à Bayeux.

lundi 4 mars 2019

Creullet (Creully sur Seulles) - juin 1944 - les prisonniers du maréchal


C 'est dans la presse québécoise que j'ai trouvé ce petit article sur les prisonniers arrêtés à Creullet, ce château de Creully où le maréchal Montgomery a établi son QG en juin 1944.
C'est vers Augustin de Canchy que je suis allé rechercher des infos sur ces prisonniers. 
Je le remercie pour ses rinformations ci-dessous.

"Il y a effectivement 12 allemands arrêtes à Creullet mais quelques précisions s'imposent (compilations entre les mémoires de M de DRUVAL et celles de Carol MATHER,officier de liaison de MONTY):

Ils furent arrêtés le 8 juin au matin dans les garages de Creullet par C. MATHER (L.O britanique) et T.WAREN (L.O canadien) alors qu'ils préparaient le terrain pour l'arrivée prochaine du Général (au même moment, Monty se trouvait au presbytère de Sainte Croix sur Mer pour une réunion d'état major avant de se rendre à Saint-Vigor-le-Grand.)

Les 12 allemands de sont rendus aux deux officiers sans combattre. La veille, le 7 juin en fin de journée, ils s'étaient présentés désordonnés à la grille de Creullet. Ils avaient vainement tenté de faire feu sur les britanniques progressant sur le pont qui mène à Creully depuis le terrain de tennis de Creullet, avant de se réfugier pour la nuit dans les garages des Druval. 

La plupart était des Russes et des Polonais enrôlés de force dans l’armée allemande et ne semblaient nullement désireux de combattre. Pire, le 6 juin, le major allemand Lehmann leur avait commandé d'incendier le village de Sainte-Croix-sur-Mer pour arrêter les canadiens. Ils refusèrent et le tuèrent à coup de pelle près de la maison Foucher.  

Ils ont été conduits par les deux officiers alliés au nouveau camp de prisonniers de guerre installé à Crépon.



Pour la petite anecdote, l'un de ces allemands avait décidé de se cacher dans les sous bois de Creullet plutôt que dans les garages bien trop exposés. Il se rendra affamé et gelé au sergent KIRBY en charge de la sécurité du Q.G de Monty le 11 juin à 2 h du matin. Il avait passé plusieurs jours caché dans les bois, à quelques mètres de la roulotte du général. "

jeudi 24 janvier 2019

Creully sur Seulles - La carte postale représente bien le château de Creullet.



On m'avait signalé une erreur faite par l'éditeur de la carte postale présentant le château de Creullet à Creully sur Seulles. j'ai confirmé que ce n'était pas le bon château.
ERREUR……   
Façade du château de Creullet

Monsieur Augustin de Canchy nous précise:
" Selon toute vraisemblance, il s'agirait bien du Château de Creullet sur la carte postale initiale. En effet, Monsieur de DRUVAL avait entrepris début 1900 de remodeler Creullet qui ne ressemblait pas à ce qu'il est aujourd'hui. 

Pour commencer, la grille d'entrée a été faite sur mesure. Il y avait avant un bâtiment à cet endroit (comme en témoignent les plans cadastraux de 1800). 

L'entrée se faisait avant face à l'aile gauche du bâtiment sur la carte postale (soit au niveau de la route Villiers le Sec --> Tierceville) que l'on retrouve avec son allée de pins (ou retrouve y d'ailleurs les piliers d'entrée initiaux quand on se dirige vers Tierceville en regardant sur la gauche après Villiers le Sec.)

 Sur certaines photos anciennes du village, on peut apercevoir les mêmes pilastres qu'à l'entrée de Creullet entourant un portail blanc au niveau de l'entrée de la laiterie Paillaud. Sachant que le terrain à cet endroit est rattaché à Creullet, s'agit il d'une autre entrée de Creullet ? Ces pilastres ont été détruits. On t-ils été remontés autour de la nouvelle entrée de Creullet ? 

 La porte d'entrée qui se trouve à la gauche du bâtiment correspond à celle qui est maintenant au centre de la façade. Toute la partie qui a été ajoutée présente un matériel bien plus moderne (utilisation de ciment et de parquets alors que la partie ancienne est dallée. On retrouve les murs extérieurs (plus de 1m de large) au niveau de la jonction avec la partie nouvelle.

 Lors de la modification de Creullet, Monsieur de Druval a aussi fait créer la partie arrondie du jardin qui fait face au château de Creully. Initialement, les douves continuaient tout droit avant de faire un coude sur la droite pour terminer dans la Seulles (on retrouve ce tracé sur les plans de 1800). "

Pour illustrer ses propos,  M. de Canchy a réalisé une vidéo explicative des travaux dans laquelle on voit bien qu'il s'agit bien de Creullet.




jeudi 13 décembre 2018

Précision sur le film du barrage de la Seulles fait par les allemands à Creully.

Avec le morphing ci-dessous, Augustin de Canchy nous situe les prises de vues faites par les anglais en juin 1944 entre Creully et Creullet présentées dans un précédent article.
Voir plus bas en novembre 2018.

mardi 27 novembre 2018

Creully sur Seulles - Juin 1944, le barrage de la Seulles et les murs des propriétés sont détruits - Le film

Au début de ce mois de novembre, je vous présentais des photos de la démolition du barrage de la Seulles extraites d'un film où nous voyons également les murs des propriétés détruits. 
Vous trouverez ci-dessous le film de l'Impérial War Museums
Pendant la dernière guerre de 39-45, les allemands avaient construit un barrage en béton au niveau du pont de la Seulles entre Creully et Creullet pour inonder la vallée.
Lors de la libération, en juin 1945, les militaires britanniques de la 50e division (Northumbrian) de la Field Company Royal Engineers détruisirent cet ouvrage.
Un film archivé à l'Impérial War Museums (IWM) retrace ce fait.



lundi 5 novembre 2018

Creully sur Seulles - Juin 1944, les libérateurs détruisent le barrage construit par les allemands



Pendant la dernière guerre de 39-45, les allemands avaient construit un barrage en béton au niveau du pont de la Seulles entre Creully et Creullet pour inonder la vallée.
Lors de la libération, en juin 1945, les militaires britanniques de la 50e division (Northumbrian) de la Field Company Royal Engineers détruisirent cet ouvrage.
Un film archivé à l'Impérial War Museums (IWM) retrace ce fait.

Nous y voyons  un soldat anglais utilisait une perceuse pneumatique pour casser le barrage.

A proximité, une équipe d'ingénieurs termine la démolition du mur de béton construit et utilise les gravats pour réparer un tronçon de la route adjacente. La caméra enregistre le débit d'eau à travers la brèche faite dans le barrage et les flaques d'eau stagnante situées dans le cours inférieur de la rivière Seulles. En amont, les eaux de crue retombent sur des pommiers à moitié submergés; à l'arrière-plan, on voit le village de Creully.
Vous pouvez visionner ce film copiant ce lien  :  https://film.iwmcollections.org.uk/record/466
Ci-dessous, photos extraites du film:




lundi 8 octobre 2018

Creully sur Seulles - Creullet - Sainte Marguerite

En quittant Creully pour se rendre à Crépon, vous passez au hameau de Creullet (commune de Creully). Au carrefour, dans une niche grillagée, se cache une statue; ce n'est la vierge Marie mais Sainte Marguerite. La chapelle du château de Creullet était sous l'invocation de cette Sainte. Une plus grande statue est visible dans l'église de Creully. Sainte Marguerite a à ses pieds un dragon.

La statue est indiquée sur la photo ci-dessous par une flèche rouge.

Sainte Marguerite d'Antioche de Pisidie ou Sainte Marine est une vierge martyre du IVe siècle. Sa fête a lieu le 20 juillet.
Orpheline, elle passa son enfance à la campagne. Un préfet romain (Olybrius) la convoite. Emprisonnée, elle aurait chassé un démon de sa geôle par un signe de croix. Entre autres tortures, on la lacère avec un croc. Elle en réchappe miraculeusement.
Sainte Marguerite n'est pas un personnage historique. Sa légende, apportée en Occident par les Croisés, dit qu'elle est morte décapitée, sans préciser si elle avait perdu sa virginité, ni si l'on était trop loin de Rome pour que les lois en fussent respectées.
Elle est très vénérée en Orient et en Occident.
On dit qu'elle fut avalée par un monstre et qu'elle en transperça miraculeusement le ventre pour en sortir. C'est pourquoi on la représente généralement "issant du dragon". Elle est invoquée pour la délivrance des femmes en couches.

dimanche 19 août 2018

Creully sur Seulles - Montgomery a-t-il eu le "pot"... en juin 1944 ?

Quand la presse Helvétique parle de Monty à Creully en 1944.
Mme de Druval et le général Montgomery
Les Suisses ont fait une erreur car l'histoire se passe au château de CREULLET à Creully.





dimanche 29 juillet 2018

Un film sur la libération de Creully en juin 1944.

Monsieur Augustin de Canchy, habitant le château de Creullet à Creully sur Seulles, réalise actuellement un film sur la libération de Creully le 6 juin 1944. Je le remercie de nous permettre de visualiser la version en cours de montage.
Ci-dessous un extrait. Vous pouvez le voir en entier à cette adresse: https://www.youtube.com/watch?v=-bVWtsj96sk&t=241s
 

mardi 1 mai 2018

Une photo (rare) de Creully (Creully sur Seulles).

La joie d'un collectionneur, c'est de trouver une pièce rare comme la photo ci-dessous.
Elle a été prise entre Creullet et Creully en 1897.