Creully (Creully sur seulles) - Les anciennes plaques de cochers.
Ernest et le fantôme des environs de Creully
"La crédulité la plus stupide ne cesse de régner au sein de la plupart de nos communes", notait un journal de l'arrondissement.
En voici un nouvel exemple :
Un certain Ernest F..., ouvrier
journalier, quittait une ferme d'un village voisin de Creully, où il
travaillait, avant-hier soir pour retourner chez lui. Après avoir entendu des
commérages pendant un certain temps et écouté d'obscures histoires de fantômes,
le pauvre homme avait la tête remplie et perturbée par d'innombrables bruits
infernaux. Soudain, dans l'obscurité, il aperçoit une scène étrange.
Une masse imposante s'agite, et il croit voir le diable armé de longues cornes, tirant derrière lui une femme attachée par les mains, qu'on conduit probablement vers la grande chaudière où les mécréants sont censés cuire ; voilà notre malheureux Ernest terrifié au plus haut point.
Il court d'un
bond jusqu'à la ferme et raconte, tout palpitant, les événements horribles
qu'il vient de voir. Plusieurs personnes se mettent en marche, munies de
fourches, de bâtons et de pelles, et se lancent à la poursuite du prétendu
fantôme.
Cela
montre à quel point les caprices intempestifs d'un baudet peuvent causer des
désordres inattendus.
Maître Connin ou le lapin de l’église de Creully (Creully sur Seulles)
Nous sommes à la fin de l'année 1602. Antoine
de Sillans III vient tout juste de célébrer son mariage avec Sylvie de Rohan,
la fille du prince de Guéméné, le 28 août 1602.
Depuis plusieurs mois, des travaux ont été entrepris sur l'église de Creully, non loin de la résidence des de Sillans. Un tailleur de pierre du nom de Jean Connin, assisté par un apprenti nommé Symon Houdée, œuvrait sur le côté sud de l'église pour réparer le « pas de chat » au sommet d'un mur de refend qui surplombait les deux toits. Ce mur devait se conclure en son point le plus bas par une sculpture évoquant les modillons.
Cependant,
ce maître d'œuvre ne jouissait pas d'une réputation favorable. Il poussait des
cris stridents, rappelant ceux d'un lapin effrayé. Souvent, ces cris étaient
dirigés vers Symon, qu'il qualifiait de paresseux.
Un
jour, au moment de l'angélus du matin, un habitant de Creully interpella le
tailleur de pierre qui maniait son burin sur une pierre extraite d'une carrière
voisine du chantier : -« Arrête de radoter, pauvre Connin ! Tu t'en prends
constamment à ton apprenti qui ne demande qu'à apprendre. Au lieu de crier,
écoute ce que l'on dit sur toi. On raconte que tu te lèves la nuit pour
déplacer les pièges posés par d'autres. Ne serais-tu pas un voleur ? » Connin lança
une pierre en direction de l'homme qui venait de lui parler, puis continua son
chemin en direction des halles près de la place. -« Je ne suis pas un voleur »,
marmonna le tailleur de pierre. Quelques jours plus tard, un tanneur rentrant
de la tannerie située le long du bief de la Seulles, à proximité d'un moulin,
accusa le tailleur de pierre de vol dans les caves du Bourgay.
Une
vieille dentellière sortant de l'édifice religieux fut insultée par Connin, qui
plaçait une tête de pierre en bas du « pas de chat » : -« Comme tous les autres
de ce coin, tu es simplement une vieille qui ne fait que prier pour toi et les
tiens, sans penser à nous, les bâtisseurs de cathédrales. Dieu nous
reconnaîtra, nous. »
- « Tais-toi, sale voleur », cria la femme. «
Si je suis un voleur, que Dieu me change en pierre », répliqua le maître
tailleur tandis que son apprenti se divertissait de ces récits.
Un
matin, maître Connin ne réapparut pas. Il avait mystérieusement disparu. La
surprise fut grande de découvrir, en lieu et place de la tête posée par le
tailleur de pierre, une sculpture représentant un lapin en pierre.
Les habitants de Creully pensèrent que Dieu avait exaucé Connin, le tailleur de pierre.
L’on raconte que le jour de l’ouverture de la chasse, les chasseurs qui regardent en passant près de l’église le lapin, feront une bonne chasse et n’auront pas à mentir.
Creully sur Seulles - 1793 - Quand les biens du chatelain du château de Creully furent brulés.
« Creully, département du Calvados, district de Caen, le 30 septembre 1793, l'an II de la
République une et indivisible. ![]() |
| Des éléments de mobilier et de décoration furent épargnés. |
Creully sur Seulles - 1979 - Honneur aux sapeurs-pompiers de Creully
![]() |
| M. Corbet remettait à M. Chateigner son diplôme. |
Le fils d'un habitant de Creully devint ingénieur en chef de la marine: Pierre Toufaire
![]() |
| Pierre Toufaire |
Né à Châteaudun le 14 décembre 1739, de parents peu fortunés dont le père était natif de Creully, dans le Calvados, il se forma seul et dut travailler beaucoup, car, sans qu'on sache ce qu'il devint dans le temps intermédiaire, on le rencontre à l'âge de trente-quatre ans au service de l'État en qualité d'ingénieur des bâtiments civils, attaché au port de Rochefort.
![]() |
| La fonderie d'Indret |
![]() |
| Hôpital de la marine à Rochefort |
![]() |
| La fonderie à canons de Ruelle |
Le château de Creully accueille l'artiste Roland Lefranc.
Le château de Creully accueille jusqu'au 1er septembre, du lundi au vendredi de 10h à 17 h, une exposition de l'artiste Roland Lefranc.
Son épouse, Maité Lefranc, en septembre 2018, avait fait don à la commune de Creully une des oeuvres de l'artiste "l'Homme bafoué ou le Christ aux outrages". Nous pouvons admirer cette peinture au sein de l'église Saint Martin de Creully.
Château de Creully, jusqu' au 1er septembre, du lundi au vendredi de 10h à 17 h, décédé en 2000,1903 - La menuiserie de la place de Creully est en feu.
![]() |
| En bas à droite le menuisier (le successeur Mr Pelhate) |
En moins d'une demi-heure, le bâtiment est devenu la proie des flammes.
Le feu a été circonscrit et éteint par la population qui servait avec dévouement les pompes de Creully et de Crépon, mises rapidement en batterie.
Les pompiers d'Amblie sont arrivés, eux aussi, sur le lieu du sinistre, mais trop tard, le feu avait fait son œuvre.
![]() |
| Emplacement de l'atelier de menuiserie |
Creully (Creully sur Seulles) - Histoires d'escaliers...
| Extrait du registre des délibérations du Conseil Municipal |
Creully sur Seulles - Les cloches de Villiers le Sec sont rentrées d'une cure de beauté.
Je suis composée d'un alliage de cuivre et d'étain appelé "Airain". A chaque fois que vous tiriez sur la corde dans le chœur de mon église, le battant en fer forgé vous permettait de m'entendre mais me laissait quelques traces qui m'ont bien affaiblies.
C'est pour cela que mes sœurs et moi allons partir nous refaire une beauté en Autriche.
Lors de ma création on sculpta le moule construit en briques habilement disposées, cerclées avec du fil de fer et recouvertes d’argile, pour laisser apparaître sur mon flan des inscriptions et des motifs.
La marque de Maître Nicolas Caumont, trésorier en charge de la "Fabrique" de l'église de Villiers le Sec.
La marque de F. La Vilette, fondeur de cloches à Caen.
Les armoiries de ma marraine :
à gauche celles de la famille de Gland (son époux) et à droite, celles de la famille de Rotz de la Madelaine.
D'azur, au chevron d'argent, accompagné de trois glands d'or tombant, 2 en chef et 1 en pointe
D'azur, à 3 roseaux d'or, posés en pal 2 et 1
Ma marraine, Elisabeth Guillemette de ROTZ, s'est mariée le 25 juin 1770 en l'église Saint Patrice de Bayeux avec Charles Etienne Claude de GLAND de CAUGY , Seigneur de Villiers-Le-Sec, capitaine d'infanterie.
Voici la généalogie de ma marraine :
et celle de mon parrain:Je terminerai en ayant une pensée pour mon curé qui m'a baptisé : l'abbé Le Bois ; il est en terre dans notre cimétière:
Sources: Généanet - Archives du Calvados.




































