Creully (Creully sur Seulles) sur la carte du camp de Vaussieux.

Les 8 & 9 juillet prochain, au château d'Amblie, aura lieu la reconstitution du camp de Vaussieux. INFOS 
A ce sujet, j'ai retrouvé à la bibliothèque nationale de France (BnF), une carte datée de 1803 où l'on retrouve Creully. Ce document est issu d'un ouvrage de Jacques Antoine Guilbert qui relate la grande manœuvre militaire du Camp de Vaussieux  (Vaux sur Seulles).
Mais avant, un peu d'histoire grâce au texte reproduit partiellement ci-dessous.

Extraits d’un texte de M Pezet paru dans les mémoires de la Société d’agriculture, sciences et belles lettres de Bayeux.

« Pendant que l'avènement du règne de Louis XVI était signalé par des essais de réformes militaires et de réformes économiques, un événement politique d'une incalculable portée venait d'éclater dans l'autre continent, l'insurrection des colonies possédées par l'Angleterre dans l'Amérique septentrionale. La résistance à certains impôts fut le signal de la séparation de ces colonies et de la mère patrie. L'indépendance fut proclamée le 2 juillet 1776. Mais pour soutenir la lutte aussi imprévue que terrible il s'engageait, le peuple américain sentit qu'il lui était nécessaire d'acquérir des alliés parmi les grandes puissances de l'Europe…

Vainement Louis XVI opposait une résistance raisonnée à assurer par les armes d'une Monarchie le triomphe d'une République naissante. Poussé par la force irrésistible du torrent de l'opinion, il fut, pour ainsi dire, obligé de reconnaître l'indépendance de cette République, et de souscrire le 6 février 1778 un traité d'alliance entre la France et les Etats-Unis. C'était donner le signal d'une guerre nouvelle entre la France et l'Angleterre….
Un clic pour l'agrandir...

On voulut inquiéter l'Angleterre par un rassemblement considérable vis-à-vis de ses rivages, lui faire redouter la possibilité de la descente d'une armée sortie des mêmes ports d'où sept siècles auparavant était partie l'expédition de Guillaume le Conquérant la forcer à garder sa flotte le long de ses côtes, et à laisser à la nôtre la liberté des mers….

C'est ce qui explique le choix de la Basse-Normandie pour lieu de rassemblement de cette armée, sous le prétexte d'y former un camp d'expérience et d'études. Un autre camp d'observation de dix bataillons et de neuf escadrons fut établi à Paramé, près de Saint-Malo et donnait aux Anglais sur les projets de la France du côté de la Bretagne les mêmes inquiétudes qu'ils devaient avoir du côté de la Normandie.
La localité de Creully encerclée en rouge
Ce camp de la Basse-Normandie connu sous le nom de CAMP DE VAUSSIEUX a laissé dans les souvenirs de la contrée un brillant retentissement. Les récits des splendeurs militaires qui l'accompagnèrent ont charmé les veillées des salons, comme celles des modestes chaumières ; son éclat et ses plaisirs sont longtemps restés dans la mémoire après que d'autres et de plus graves événements auraient pu les en effacer. Quelques écrits militaires s'en occupent, mais avec gèreté, car les événements de ces temps ont été absorbés par les gloires et les revers de ceux qui leur succédèrent bientôt. »


Juillet 1944 - La station de purification de l'eau de la "Seulles" à Creully - Un film tourné par les troupes anglaises.


Dans les archives militaires de l'Imperial War Museums (IWM) de Londres nous trouvons un film sur la station de purification de l'eau entre la Seulles et son bief au pied du château de Creully tourné le 11 juillet 1944.
Sur ce film nous voyons deux stations de purification d'eau Patterson («Stellars») capables de traiter 120 000 gallons par jour (454 250 litres) en train de pomper l'eau de la rivière "la Seulles". Sur l'un des "Stellars", la vanne permettant l'injection d'ammoniac et de chlore dans l'eau de la rivière est ouverte ; et le moteur auxiliaire pompant les produits chimiques dans l'eau est en fonctionnement.
Une section de tuyauterie est reliée à une jonction de tuyaux menant des «Stellars» au point d'eau, où des camions et des remorques d'eau sont remplis d'un réservoir de 1 600 gallons (6057 l.) et de quatre réservoirs de toile de 1 200 gallons (4540 l.) autoportants.
La tuyauterie galvanisée allemande capturée est stockée pour être utilisée sur le site.
Les troupes remplissent des "jerrycan" de cinq gallons (environ 20 l.).
Un sapeur teste la pureté d'une tasse d'eau traitée en ajoutant des gouttes de thiosulfate de sodium qui le rendront bleu s'il est OK.
A proximité, un puits artésien a son eau purifiée par un "Stellar".
Il y en a un militaire qui annonce la sortie de la veille, 74 810 gallons (283 186 l.) d'eau traitée.
. Parmi les véhicules qui collectent de l'eau pour leurs unités, citons les camions de 200 gallons  Bedford MWC  et un camion de 350 gallons Bedford OYC de la TAF (Force aérienne tactique).
Je remercie M. Augustin de Canchy pour ses infos.

La Bicyclette du musée de la radio BBC au château de Creully (Creully sur Seulles)



Lors de la visite du château de Creully, vous êtes invités à visiter le musée de la radio. Musée en souvenir du studio de la BBC présent dans une tour du château (la tour carrée) après de débarquement de 1944.




Vous serez surpris de trouver parmi le matériel de transmission, une bicyclette.
Celle-ci appartenait à Monsieur André Alexis de Landelles près de Vire. Résistant pendant la dernière guerre, il se servait de ce vélo pour fournir de l'énergie à son poste de radio lui permettant d'écouter la radio anglaise.
Monsieur Alexis tournait les pédales qui actionnaient la roue arrière entraînant ainsi la dynamo, génératrice de courant.

Il fut dénoncé, il a été sauvé par un de ses amis et a pu se réfugier dans la campagne proche.

Pour cette photo, Monsieur Alexis a repris son vélo pour une démonstration.
Merci à Jacques, fils du Mr Delorme, Maire de Landelles en 1944 qui m'a prêté un recueil de témoignages réalisé par André Alexis.
Précision:  André Alexis s'est marié le 6 juin 1944....

Novembre 1842 - Creully - L'hôtel du commerce en feu.

Lors d’une nuit de novembre 1842, un incendie a éclaté au centre du bourg de Creully dans une auberge appartenant au sieur Hardy, restaurateur, connue sous le nom de l'Hôtel du Commerce. Toute la toiture du bâtiment, long d'environ 25 à 30 mètres, a été réduite en cendres, ainsi que toutes les provisions de fourrages et autres contenus dans les greniers. On ne connaît point encore les résultats du sinistre dans l’intérieur des appartements. Ni les secours prodigués en toute hâte par les habitants du bourg et ceux des communes environnantes, ni le zèle déployé par les élèves du séminaire de Villiers le Sec et la brigade de gendarmerie n’ont pu arrêter les progrès du feu, qui, heureusement, ne s’est point étendu aux maisons voisines. A. Elisabeth sera le successeur de M. Hardy comme nous le montre l'entête de la facture ci-dessous.

J'ai cherché à découvrir où elle se situait dans la rue de Bayeux.
Première étape   retrouver sur une ancienne matrice cadastrale de la commune aux archives départementales du Calvados, le propriétaire "A. Elisabeth".
Extrait de la matrice cadastrale de 1881 à 1911
Deuxième étape : repérer la lettre et les numéros (D104 D105) sur l'ancien plan cadastral.
Troisième étape : en repérant qu'il y a  à gauche de la maison concernée (D105) une impasse, situer sur une ancienne photo cette propriété.

Comme nous le voyons sur la matrice cadastrale ci-dessus, en 1909, M. Eugène Manchon en fera une boulangerie. Ce commerce est toujours présent.

Creully sur Seulles - Les copains devant le magasin de Mr et Mme Le Coadou à Creully

Emplacement du commerce de Mr et Mme Le Coadou

Devant le magasin : 2 frères + 2 frères = 4 copains

Madame Vigor, une commerçante de Creully (Creully sur Seulles).

 
Document de René Lemars, petit-fils de Madame Vigor.




Creully sur Seulles - Les enfants des écoles de Creully ont tiré les Rois.

Article paru dans " la Renaissance du Bessin" du 19 janvier 1965


Creully ( Creully sur Seulles ) - L'épicerie Mesnil.



Roger Mesnil au volant du camion Unic avec Léon Carabeufs.
L'épicerie Mesnil offre des ballons
Pour les livraisons.




Creully sur Seulles - La Fête-Dieu à Creully

 Le nom officiel de la Fête-Dieu dans l’Église catholique, est aujourd’hui la « Solennité du corps et du sang du Christ ». Elle se déroule normalement le soixantième jour après Pâques. Mais, en France, on la célèbre le dimanche suivant.

Procession de la fête Dieu.


Ostensoir de l'église de Creully

Le pape Jean XXII en 1318 demanda que l’on fasse une procession le jour de la Fête-Dieu en portant l’Eucharistie pour faire ainsi une profession de foi publique en la présence réelle du Christ. C’est ainsi qu’apparu » l’ostensoir », cet objet liturgique destiné à contenir l’hostie consacrée et à l’exposer à l’adoration des fidèles.



Autrefois, le prêtre portait l’Eucharistie dans un ostensoir au milieu des rues richement pavoisées de draperies et de guirlandes et l’on allait de reposoirs en reposoirs… des autels provisoires dressés à chaque station, en marchant sur un tapis de pétales de fleurs. 


Reposoir sur le kiosque de Creully (R.Lemars)

Ci-dessous, le reposoir rue de Bayeux devant le magasin de Mr Madelaine à Creully. 
 (Chantal et Marie-Claude Madelaine)

Creully sur Seulles - Ces enfants abandonnés.

Depuis le Moyen-âge, les enfants abandonnés sont pris en charge par l’Hôtel-Dieu et la Charité, établissements dont la gestion a été centralisée par la création des Hospices civils en 1802.

Le suivi individuel des enfants était consigné dans des registres conservés aux archives départementales. C'est avec émotion que j'ai feuilleté ces registres émanant de Bayeux et de Caen.













Extrait d'un registre de Caen mentionnant le dépôt d'un enfant né à Creully le 4 septembre 1837, fils naturel de père et de mère inconnus. L'enfant était pauvrement vêtu. Il fut mis en nourrice dans l'arrondissement de Mortain.
Document recomposé (original ci-dessous)

Un autre exemple : un enfant né à Saint Gabriel.

Je vous présente pour terminer, un extrait d'un registre de Bayeux et le mot qui était attaché à un pied de l'enfant.

Rappel: un clic sur l'image et vous l'agrandissez...

Creully sur Seulles - Les séminaristes de Villiers le Sec ont la "patate".

Dangers de l'emploi, pour la nourriture de l'homme et des animaux, des pommes de terre ayant verdi au jour. Autant les pommes de terre qui ont verdi au jour sont avantageuses pour la plantation, autant elles sont nuisibles, dangereuses même, pour la nourriture de l’homme et des animaux. On a, sans doute, dû souvent à leur emploi, eut des accidents dont on n'avait pas soupçonné la cause.
Mangées en certaines quantités, elles peuvent donner de violents maux d’estomac, des coliques, une forte diarrhée et même le flux de sang.


En 1851, au séminaire de Villiers-le-Sec (Calvados), près de 200 élèves, qui avaient mangé au souper de ces pommes de terre à goût âcre, furent tous pris dans la nuit d’une diarrhée telle que, toute la nuit, eurent lieu, sans interruption, des allées et venues des dortoirs aux lieux d'aisances.
Un cultivateur de Roucamps (canton d’Aunay-sur-Odon), M. Férault Larue, croyant bien faire, avait mis au tas, dans son plant à pommiers, des pommes de terre très germées, pour les conserver, afin de les donner à une truie vers l’é­poque où elle mettrait bas. Il espérait que cette nourriture lui ferait donner plus de lait. Ces pommes de terre, qui avaient verdi au jour, amenèrent chez cette belle truie une très-forte diarrhée à laquelle elle succomba, au bout de huit jours, avec les onze petits qu’elle portait.