Juin 1944 - Creully sur Seulles -Service de garde de la voie ferrée à Brouay.
Les gardes-voies étaient munis d'un sifflet et d'une arme et devaient effectuer des rondes de surveillance le long de quelques kilomètres de rail. Les brigades de gardes portaient un uniforme noir et une casquette décorée d'une roue dentée.
Creully sur Seulles - Le repas des anciens de 1969
Les anciens de Creully se sont retrouvés autour d’une bonne table pour le banquet des cheveux blancs. Sous la présidence de M. Boissière, maire de la localité, le repas s’est déroulé dans la magnifique salle des gardes du château féodal de Creully avec la présence de Mme Desfleurs et de M. Maillot, adjoints au maire, de l'abbé Leboucher, doyen de la paroisse, et de conseillers municipaux.
C’est dans une trés bonne ambiance que les convives ont pris plaisir à discuter de leurs souvenirs.
Creully sur Seulles - Eglise de Creully - Le texte d'Antoine II de Sillans sur le tombeau de son fils Antoine III (Barons de Creully).
![]() |
| Epitaphe d'Antoine III de Sillans sur un marbre noir disparu |
Creully sur Seulles - Dans un annuaire de 1898...
Creully sur Seulles - Un avenir "armé" pour le petit séminaire de Villiers le Sec...
Une bonne nouvelle pour le site remarquable de l'ancien séminaire de Villiers le Sec (Creully sur Seulles.
Article de Ouest-France du 25 octobre 2021)" À l’abandon depuis des années, le Petit Séminaire, gigantesque bâtiment situé en bordure de route, à Villiers-le-Sec, va être investi par le Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).
Jeudi, lors d’un conseil municipal, le maire de Creully-sur-Seulles, Thierry Ozenne, en a informé les membres du conseil municipal.
Nouvellement installé depuis cette année à Caen, le GIGN va utiliser les bâtiments de l’ancienne école ecclésiastique comme centre d’entraînement régional. Christian Carles, conseil en France de Manuel Camino, actuel propriétaire des lieux, confirme : « Nous avons signé une convention de mise à disposition grâcieuse du Petit Séminaire pour une durée d’une année renouvelable. Cet accord comporte une clause de non-dégradation des locaux. »
Thierry Ozenne est rassuré, le lieu livré aux urbex (explorations urbaines) et amateurs de softair sera enfin sécurisé. Par ailleurs, il précise : « Cette occupation par le GIGN m’évitera d’être confronté à la délicate prise d’un arrêté de péril pour le séminaire et cela dans notre intérêt commun. » Une rencontre aura lieu début 2022 avec les nouveaux occupants pour envisager le devenir du site."
Creully sur seulles - Ils ont combattu aux côtés de Napoléon 1er
La médaille de Sainte Hélène, créée par Napoléon III, récompense les 405000
soldats encore vivants en 1857, qui ont combattu aux côtés de Napoléon 1er pendant les guerres de 1792-1815.
De Creully, de Villiers le Sec, de Saint Gabriel ou de Brécy, ils ont servi avec l'Empereur:
Le caporal Chenot de Creully ne savait pas signer, il ne put retirer son brevet.
Creully sur Seulles - Mères d'enfants braillards, rendez-vous au prieuré de Saint Gabriel...
Dans le "Bulletin monumental" de 1842, publié sous les auspices de la Société française pour la conservation et la description des monuments historiques ; et dirigé par M. de Caumont, une notice de Monsieur l'abbé de Laffetay sur le prieuré de Saint Gabriel nous apporte des informations sur le gisant de la chapelle.
Je reproduis une note du prieuré: ce gisant est celui d’un prieur ou d’un moine du prieuré. Il est daté du XlVe siècle. Contrairement au reste du chœur qui est en pierre de Creully, celui-ci est en pierre de Caen. Il porte le vêtement bénédictin classique c’est-à-dire la coule, reconnaissable à son capuchon. Il a les bras croisés car c’est dans cette position qu’il
prononce leurs vœux, et qu’ils sont enterrés, tout comme dans les abbayes bénédictines encore en activité. A ses pieds, se trouve un lion symbole de courage et de noblesse.
Ce moine est baptisé Saint-Braillard, à cause d’un graffito situé sous le porche des champs où il est écrit : « confrairie des bragars ». Bragars s’est transformé au fil du temps en braillard. Selon la légende locale, les anciens du village emmenaient les enfants qui braillaient toucher le nez du gisant et ils se taisaient !
Il est vrai que des mères emmenaient leurs gosses à Saint Gabriel.... un souvenir de creullois.
Pour apporter mon obole à la recherche des "Bragars", voici un texte retrouvé dans un vieux dico.
Creully sur Seulles - Le moulin du prieuré de Saint-Gabriel.
En découvrant les photos ci-dessous aux Archives Départementales du Calvados dans un dossier concernant Saint-Gabriel-Brécy, j'ai enquêté pour savoir à quoi correspondaientt les fondations en pierre le long de la Seulles non loin du pont qui partage Saint-Gabriel et Villiers le Sec.
Bien sûr, c'était un moulin; celui du prieuré de Saint Gabriel.
Un document conservé également aux Archives départementales relate une visite de deux architectes mandatés par l'abbaye de Fécamp afin d'en évaluer les travaux à effectuer.
Le lundi 29 mai 1769, Pierre Fontaine, architecte, demeurant à Pontoise et François de Cussy, architecte, demeurant en la paroisse de Sainte Croix sur mer, sont chargés par l'abbaye de Fécamp de dresser un devis estimatif des réparations nécessaires aux bâtiments dépendant du prieuré de Saint Gabriel.
Ce moulin était occupé par Jean Morel.
Avec le corps de bâtiment servant à usage de Moulins il y
avait une étable à vaches et une étable à porcs avec un poulailler au bout du
pignon. Le moulin comprenait 2 chambres et 2 cabinets. Il était construit en
maçonnerie avec combles à égout, couvert en grosses ardoises.
| La chapelle du prieuré sur une illustration de Félix Thorigny (1824 -1870). Au fond, à droite, le moulin. |
![]() |
| Le moulin sur le cadastre de 1811 |
Creully sur Seulles - Bénédiction de la première pierre de la Chapelle du Séminaire de Villiers le sec
Décembre 1900 - Nous lisons dans l’Indicateur de Bayeux :
On connaît l’importance du Petit-Séminaire de Villiers-le- Sec, et l’on sait qu’il est toujours fréquenté par de nombreux élèves ; c’est un établissement d’instruction justement réputé dans toute notre contrée, et les maîtres dévoués qui le dirigent avec tant de distinction n’ont cessé de faire tout ce qui est en leur pouvoir, sous le bienveillant patronage des premiers Pasteurs de notre diocèse, pour le maintenir toujours à la hauteur de sa légitime renommée.
Les
bâtiments du Petit-Séminaire sont vastes et bien distribués ; jusqu’à ces
derniers temps, cependant, ils manquaient, on peut le dire, du plus important :
il n’y avait pas de chapelle proprement dite.
Le
distingué Prélat qui, depuis son arrivée parmi nous, n'a cessé de témoigner à
toutes les œuvres religieuses et à toutes les institutions utiles une
sollicitude si éclairée, avait résolu de combler cette lacune, et c’est sous
l’inspiration de Sa Grandeur qu’ont été commencés les travaux, poussés avec
activité sous la surveillance du R. P. Mullois, Supérieur de l'établissement,
et de ses dévoués collaborateurs.
Maintenant, les murs de la chapelle sont assez élevés pour qu’on puisse se rendre compte du plan d’ensemble, aussi heureusement conçu qu’habilement exécuté ; et le samedi 8 décembre avait lieu la bénédiction solennelle de la première pierre de cet élégant édifice.
Monseigneur
l’Évêque, arrivé au Petit-Séminaire la veille dans la soirée, a présidé le
Salut solennel du premier vendredi du mois, auquel s’est jointe une cérémonie
prescrite par la liturgie, et préparatoire à la solennité du lendemain.
Précédé
des élèves et des professeurs du Séminaire, rangés en procession, Monseigneur
s’est rendu, au chant d’un cantique au Sacré Cœur, sur l’emplacement de la
chapelle en construction, pour planter une croix de bois sur le lieu même où
s’élèvera l’autel.
Cette
cérémonie, accomplie à la lueur des flambeaux et sous la douce clarté de la
lune, était pleine d’une religieuse poésie, qui a doucement ému tous les
assistants.
Le lendemain matin, Sa Grandeur a célébré la Messe et distribué la Sainte Communion aux jeunes séminaristes ; puis Monseigneur Amette, assisté de M. l’abbé Quirié,Vicaire Général, et du T.-R. P. Le Monnier, Supérieur des Missionnaires de La Délivrande, a présidé la Grand’Messe dite par M. le Supérieur du Grand-Séminaire. Après la Messe, les nouveaux membres de la Congrégation de l’immaculée Conception ont fait leur Consécration à la Sainte Vierge, et ont reçu leurs médailles des mains de Monseigneur l’Evêque, qui leur a adressé une touchante allocution, faisant ressortir avec l’à-propos qui caractérise toujours les paroles de Sa Grandeur, les rapports symboliques qui existent entre le mystère de l’immaculée Conception, cet acte par lequel Dieu a posé la première pierre du plus beau temple qui puisse jamais lui être élevé, et la belle cérémonie qui allait commencer.
La
pose et la bénédiction de la première pierre de la chapelle ont eu lieu
ensuite, conformément aux prescriptions liturgiques ; Monseigneur l’Evêque
s’est servi d’un marteau et d’une truelle en fer forgé, spécialement exécutés
pour la circonstance, véritables objets d’art faits par M. E. Marie, l’habile
ferronnier bayeusain.
M.
le Maire de Villiers, ceint de son écharpe, et portant sa croix de Chevalier ;
M. le docteur Chotard, conseiller d’arrondissement, médecin du Séminaire ; M.
de Barry, supérieur du Séminaire de Sommervieu ; MM. les Doyens de Ryes et de
Creully, et un nombre considérable de prêtres, assistaient à cette imposante
cérémonie, dont M. le Chanoine Deslandes réglait les détails avec sa haute
compétence, et qui s’est terminée par la bénédiction solennelle de Monseigneur
l’Evêque.
Au dîner, un élève de rhétorique, président de l’Académie, a adressé au Pontife un compliment en vers français ; le R. P. Supérieur a remercié Sa Grandeur au nom du Sacré Cœur, auquel la nouvelle chapelle sera consacrée ; au nom des anciens élèves et des amis de Villiers ; au nom du personnel du Séminaire, enfin au nom du diocèse entier dont cette chapelle sera l’ex-voto spécial d’hommage au Christ Rédempteur.
Dans
une réponse qui a charmé l’auditoire, Monseigneur Amette a eu un mot aimable
pour chacun, et spécialement pour M. le Maire de Villiers, pour M. Morin,
architecte de la chapelle, et pour M. Martin, entrepreneur.
Le
souvenir de cette fête restera gravé dans la mémoire de tous ceux qui en ont
été témoins ; il est bon aussi que le récit en soit connu de tous les fidèles
de notre diocèse, car l’érection de cette chapelle dédiée au Sacré Cœur, et
destinée à devenir un centre de dévotion pour le diocèse, et principalement
pour notre région bayeusaine, constitue une œuvre pieuse dont l’importance
n’échappera à aucun de nos lecteurs.
La première pierre a été placée au sein de la chapelle.
Dans cette pierre a été déposée une boîte en plomb renfermant une autre boîte
en chêne qui contenait : 1° des statuettes de Notre Dame de La Délivrande, de
Saint Michel, de Jeanne d’Arc, etc. ; 2° des médailles de La Délivrande, de
Lourdes, de Pont-Main, de Saint Benoît, de Saint Jean-Baptiste de La Salle, des
BB. Denys de la Nativité et Rédempt de la Croix, etc., etc., et un tube en
verre fermé et scellé aux armes de Monseigneur l’Evêque, contenant deux
feuilles de parchemin. L’une portait en tête ces paroles :
Partageons nos documents sur Creully sur Seulles (Creully - Saint Gabriel-Brécy - Villeirs le Sec)
Je suis à la recherche de documents sur Creully sur Seulles (Vieilles cartes postales - Vieilles photos - Documents et objets sur l'histoire de cette localité et de ses entreprises et artisans etc.).















































