lundi 22 février 2021

Creully sur Seulles - Novembre 1963 - Les décorés des minoteries de Saint Gabriel et de Sully.

Le moulin de Saint Gabriel
Dix employés des minoteries de Saint-Gabriel et de Sully ont été décorés dimanche de la médaille du travail. Ils étaient entourés de Mme Henri Roussel (par ailleurs maire de Saint-Gabriel), de Mme Paul Roussel ; de MM. Jacques et Bernard Roussel, directeurs des deux usines. Etait également pré­sent tout le personnel de ces deux établissements.
Une amicale allocution a été pro­noncée par M. Jacques Roussel :
"Nous voici réunis, a-t-il dit, pour fêter la remise de médailles du travail à dix fidèles employés de la Minoterie Roussel et de la Minoterie de Sully. 
Déjà en 1956, mon père, M. Paul Roussel avait eu la satisfaction de décerner à MM. Ernest Abel, Louis et Félix Féral, aujour­d’hui disparus comme lui, à Mme Germaine Cadorin, à MM. Albert Condé et Gustave Tanqueray, la récompense d’une longue fidélité.
En 1960, nous avions le regret de perdre M. André Cadorin, qui entamait sa 31e année de service, avant de pouvoir lui témoigner officiellement notre gratitude.

Aujourd’hui nous exprimons no­tre reconnaissance :
Pour la Minoterie Roussel, à Mme Germaine Cadorin, M. Gus­tave Tanqueray, médailles de ver­meil du travail ; M. Jules Galo­pin, M. Louis Goulet, M. Maurice Révérend, médailles d’argent du travail.
Pour la Minoterie de Sully, à M. Gabriel Cosne, M. Maurice Falet, M. Edmond Marie, M. Albert Pi­geon, M. Adrien Porquet, médail­les d’argent du travail.

M. Roussel a fait aussi un bref historique des deux entreprises :
Cette année 1963 est égale­ment pour ma famille une date anniversaire de la fidélité à une profession : deux cents ans de meunerie en sept générations.
C’est en effet en 1763 que Pierre Roussel achetait l’un des sept moulins d’Amblie, où lui-même, puis son fils Jacques devaient tra­vailler 65 ans. En 1828, son petit- fils Pierre, se rendait acquéreur du moulin de St-Gabriel, resté depuis lors propriété de la famille Roussel.
La Minoterie de Sully est éga­lement centenaire. L’impulsion in­dustrielle lui fut donnée par le père de M. Robert Le Brun, lequel à son tour l’anima de longues an­nées, jusqu’en 1941, avec le con­cours très apprécié des médaillés que nous fêtons aujourd’hui.

Certains de vous, a conclu M. Roussel, sont en retraite depuis quelques mois. Je leur souhaite de profiter longtemps d’un repos bien mérité.
A ceux, plus favorisés par l’âge ou la santé, qui poursuivent leur carrière, je souhaite que nous nous retrouvions pour fêter dix nouvel­les années de bons services.
Au nom des miens, et en mon nom, très sincèrement, je vous remercie tous."


Après la remise des décorations et d’enveloppes contenant une dis­crète gratification, une réception s’est déroulée dans une chaleureu­se atmosphère familiale. Et, dans la grande salle de la résidence de M. Jacques Roussel, l’on a sablé le champagne autour de la chemi­née où dansait un sympathique feu de bois.