mardi 26 février 2019

Sept soldats britanniques sont morts à Creully (Creully sur Seulles) en juillet 1944.

Dans son ouvrage "Ce jour qui fut si long", René Lemars se souvient d'un avion venu s'écraser entre Creully et Tierceville.
"Le 7 juillet

Ce jour-là, un intense bombardement s’abat sur Caen. 282 bombardiers Lancaster et 160 bombardiers Halifax lancent 6000 tonnes de bombes. Ils sont accompagnés par de nombreux bimoteurs Mosquito chargés de bombes incendiaires, tout cet ensemble encadré et protégé par 214 chasseurs anglais Spitfire. Tous ces avions passent dans notre ciel, un quadrimoteur B 24 Liberator, l’empennage probablement endommagé, perd le contrôle et dans un vrombissement de moteurs vire sur l’aile et pique vers la place du marché. A environ 300 mètres du sol, il rétablit l’équilibre et va s’écraser dans un pré à mi-chemin de la route de Tierceville."
Je suis parti à la recherche de cette forteresse volante et de ses occupants. Voici le résultat de celle-ci.
C'était un Avro Lancaster, Bombardier, quadrimoteur et double dérive de Grande Bretagne. (166 Squadron RAF was   Royal Air Force)  Il avait décollé à 19h10 de Kirmington.
Voici les noms des occupants qui ont péri dans ce crash.

samedi 23 février 2019

Dépôts de remonte à Creully (Creully sur Seulles) en février 1883


Les dépôts de remonte étaient des établissements militaires chargés de fournir des chevaux pour les unités militaires. Ces centres permettent de provoquer et de développer des centres d'élevage en raison des différents types et des qualités particulières à chacun d'eux. Ils ont aussi pour rôle d'organiser en temps de paix les ressources nécessaires pour parer aux événements.
Particulièrement importants au cours des guerres napoléoniennes  qui nécessitaient de nombreux chevaux, ils déclinèrent au cours du XXe siècle avec une cavalerie de moins en moins utilisée par les armées.
Le 25 mai 1818, le premier dépôt de remonte est créé à titre expérimental à Caen (quartier des Lorges). Le corps de la remonte est créé au niveau national le 11 avril1831.
Le service des remontes (voir annonce ci-jointe) comportait aussi des groupes mobiles de remonte. Le dépôt mobile centralise les ravitaillements en chevaux et mulet (dépôt de l'intérieur, ressources locales et animaux remis en forme).

dimanche 17 février 2019

Les souvenirs de 14 - 18 du soldat Le Paulmier de Creully (Creully sur Seulles)

Maurice Le Paulmier, originaire de Tierceville, puis au retour de la guerre de 14 - 18, habitant de Creully a ramené de nombreux clichés de ses campagnes avec le 236e régiment d'infanterie, 24e compagnie, 6e bataillon, où il était brancardier.



jeudi 14 février 2019

La "pierre de Creully" (Creully sur Seulles) bien utile pour les libérateurs canadiens et anglais.

Photo prise par un reporter anglais en juillet 1944 dans la carrière d'Orival où est extraite la "pierre de Creully".

Renforcement du front de Normandie avec des engins spécialisés spécialement apportés en France dans ce but.
Pendant que les forces britanniques et canadiennes livrent leur propre bataille contre les divisions blindées de Rommel autour de Caen, les unités alliées de l'arrière travaillent à restaurer les routes, construire des pistes d'atterrissage et effectuent toutes sortes de travaux d'importance vitale pour les militaires.
 Dans le même temps elles répondent aux besoin de la population locale dans la mesure de leurs moyens.
Sur cette photo, des sapeurs sont au travail, concassant des pierres pour les routes dans une carrière en Normandie,  pendant qu'un tank monte la garde sur le remblai derrière.


lundi 11 février 2019

Un normand de Creully (Creully sur Seulles) à la conquête du Canada...


Un compatriote a posé à Fulbert de Creully, par l’intermédiaire de ce blog, la question suivante : un normand de Creully a-t-il participé à la conquête du Canada ?





L'étude approfondie des généalogies, des actes de l'état civil et du tabellionage. de fréquents voyages en Normandie et des relations suivies avec des spécialistes versés dans les études normandes, ont permis, en 1933, à Emile Vaillancourt,  de livrer au public ses recherches sur la conquête du Canada par les Normands.
Parmi les 1350 normands de la première génération normande du Canada qui succédèrent à Jacques Cartier, nous en trouvons 285 qui provenaient du Calvados dont un Creullois : Hébert Antoine.

Sur une autre source d'informations, j'ai trouvé une discordance dans la date de Naissance.

Notons également d'Amblie et de Lantheuil: 
Sans oublier mes ancêtres :

jeudi 7 février 2019

Creully sur Seulles - Février 1917 - Un Creullois célèbre au Canada décède.

Dans la presse canadienne:
" Une dépêche reçue samedi, au couvent des Dominicains, à Notre- Dame de Grâce, annonçait la mort subite du R.P. L. Alphonse Ron­dot arrivée à Lewiston le même jour.
Une complication survenue au cours d'une légère maladie, amena une fin inattendue. Dimanche der­nier. il avait prêché à Lewiston même et le lendemain une bronchite se déclarait suivie bientôt d'une pneumonie qui enlevait aux médecins tout espoir de le sauver.
Le R. P. Rondot fut l’une des figures les plus marquantes de l'or­dre des Dominicains. Son nom était universellement connu et son élo­quence a retenti dans les principales chaires de la Nouvelle-Angleterre et de la Louisiane comme dans les principales églises du Canada. On lui avait même demandé de prê­cher le carême au Brésil. Sa pa­role enflammée conquit une multi­tude d'Ames à Dieu. Sa nature pas­sionnée et son grand amour de la vérité, faisaient de lui un prédicateur d’une franchise absolue qui ne craignait pas de faire voir ses torts à l'auditoire d'élite qui venait l’en­tendre.

Et ce caractère d’acier, ce bouil­lant, fut en même temps un humble, un doux et un mystique. Ceux qui l'on approché savent avec quelle bienveillance il les accueillait, de quels conseils il savait réconforter leur foi parfois languissante. C’é­tait une âme de feu toujours heu­reuse de se dépenser sans compter pour le plus grand bien de la cause catholique.
Les funérailles du père Rondot auront lieu mercredi à Saint-Hya­cinthe et sa dépouille mortelle re­posera dans le cimetière du couvent de son ordre, près de ses frères qu'il a édifiés par la sainteté de sa vie et stimulés par l'ardeur do son apostolat.
A sa naissance ses prénoms étaient Louis Félix Ferdinand.
La révérend père Louis-Alphonse Ron­dot naquit à Creuilly dans le Calva­dos, en France, le 24 Juillet 1857, d'Etienne Rondot et de Clémence Lequesne. Il entra chez les Domi­nicains et fut ordonné à Bayeux, dans le Calvados, le 29 Juin 1881.  Il vint au Canada quelques années plus tard. Religieux à Notre-Dame de Saint-Hyacinthe (1892), à No­tre-Dame de Grâce de Montréal (1913), puis à Lewiston. Le dé­funt fut de longues années durant curé de Notre-Dame du Rosaire de Saint-Hyacinthe et c'est en cette ville qu'il a dépensé la plus grande part de son zèle apostolique.
La dépouille arrivera mardi ma­tin à Saint-Hyacinthe, où elle sera exposée toute la Journée. Les funé­railles auront lieu mercredi matin, à l’arrivée du train de Montréal. "
Homélie de l'inhumation:





lundi 4 février 2019

39 - 45 - La vie à Saint Gabriel-Brécy (Creully sur Seulles) pendant la guerre.

Voici un article rédigé pour la presse canadienne par Maurice Desjardins, correspondant des journaux de langue française.
Avec les troupes canadiennes en France le 27 juin 1944.
Il y a en France des milliers de pe­tits villages qui attendent en frémissant leur libération.
Ils ont hâte de respirer l'air pur, d’échapper enfin à l’odieuse occupation qui empoisonne leur existence depuis quatre ans


Pour les deux cents habitants de Saint-Gabriel, cette attente est ter­minée. La libération de ce hameau du département de Calvados est en effet un fait accompli et les braves paysans, qui habitent ses maisons anciennes, ont repris goût à la vie.
Situé dans la plaine de Caen, en­tre Creully et Bayeux, le village de Saint-Gabriel est le prototype du village français. Sa population vit d’élevage et cultive le blé et autres céréales. Elle est aussi fière de son cidre et de son camembert.
Le curé, M. I ’abbé Frayard qui dessert aussi deux autres petites pa­roisses, est un mutilé de la grande guerre.  Le maire M. Delacour est le châtelain, mais il habite Paris où il est conseiller à la Cour des comptes.
M. Noël, le percepteur des impôts habite Saint-Gabriel depuis dix ans. C'est d'après ses propos fidè­lement recueillis au cours d’une entrevue, que sera reconstituée ci-après la phase douloureuse de l'occupation boche.
"Nous avons vu en Juin 1940 ar­river les réfugiés de Paris ; des gens qui avaient été mitraillés et qui transportaient des matelas sur des voitures. Puis, ce furent les réfugiés du Nord et de la Seine Inférieure.  Lorsque les allemands franchirent la Seine, nos gens partirent n’importe où vers l'ouest ou vers le sud.  C'était une véritable panique, ils partaient avec des brouettes, des voiturettes d'enfants ou tout ce qui pouvait leur tomber sous la main.  On ne se battit pas à Saint-Gabriel.
Le 17 juin nous avons vu passer les derniers anglais qui étaient dans des camions et se dirigeaient vers Cherbourg. En passant, ils nous disaient au revoir.
"Trois jours plus tard les pre­miers allemands arrivaient dans de petits chars blindés. Tout le monde restait à la maison, car les alle­mands avaient déjà une réputation de bandits.
"L'armistice nous soulagea quel­que peu mais l’avenir n'était pas rose, car nous savions que les bo­ches occuperaient tout le pays et nous croyions I ’Angleterre finie également.
"Au début de Juillet, ils sont venus réquisitionner la minoterie de M. Roussel pour la kommandantur, une succursale de la kommandantur principale, qui était située à Creully. A deux kilomètres de Saint-Gabriel.  Les Allemands étaient fu­rieux lorsqu’ils s'apercevaient que les maisons qu’ils réquisitionnaient étaient vides. Ils disaient que nons avions eu peur et pour se venger, ils pillaient tout et expédiaient nos meubles et nos vêtements en Allemagne.
"Quoiqu'ils eussent à cœur de paraître corrects, les jeunes Hitlériens étaient une terreur pour nous et tous scandalisaient nos bonnes gens car ils pratiquaient le nudisme intégral.
"Le personnel de la Kommandantur était souvent changé, sans doute pour éviter qu’il ne se crée des amitiés trop fortes dans le village. Une des premières pro­clamations fut d’interdire sous peine de mort d'écouter la radio anglaise mais personne ne se gêna pour écouter les émissions de la B. B. C.
"Nous avions le droit de voya­ger, mais comme nous étions en zone interdite, les français des provinces d’intérieur n'avaient pas le droit de nous visiter. Le secrétaire du maire fabriquait de fausses cartes d'identité que nous envoyions par courrier à nos amis de Paris pour leur permettre de venir nous voir.

"Seuls les véhicules servant au ravitaillement ou aux services médicaux pouvaient obtenir de l’essence qui était distribuée au compte-goutte, mais on se dé­brouillait car de gros stocks d'es­sence avaient été dissimulés et puis on en chipait dans les gara­ges des boches.
"Il fallait décliner à des com­missions la quantité de blé, de pommes de terre et de foin que nous avions en culture mais nos cultivateurs faisaient leur propre pain et le meunier fabriquait clandestinement une quantité de farine pour la consommation exclusive des français. Le cidre ne manquait pas et nous en avons toujours bu du cidre car il faut une occasion extraordinaire pour que nous buvions du vin.
"Pour les fins de leur propagande, les allemands avaient re­cours à des ruses diaboliques. Un jour Ils nous, réunirent et deman­dèrent à ceux qui voulaient des pommes de terre de lever la main droite. Tout le monde leva la main naturellement et alors un photographe nazi prit un instan­tané du geste et la photographie fut montrée en Allemagne pour prouver que les paysans normands avaient pris l'habitude du salut nazi.
"Au cinéma où passaient des films allemands doublés en fran­çais, il était interdit de manifes­ter mais lorsqu'apparaissait la binette d'Hitler, tout le monde se mouchait avec bruit ce qui ren­dait les allemands furieux, mais que pouvaient-ils faire.
"Ce qui nous manquait surtout c'étaient des chaussures, des textiles, des articles de toilette et des conserves.
"Les Allemands faisaient mine d'acheter à bon prix ce dont ils avaient besoin mais ce n'était qu'une autre méthode de pillage car Ils payaient avec de la mon­naie sans valeur. Les allemands avaient de très maigres rations et comme leurs supérieurs ne leur défendaient pas de faire appel aux ressources du pays Ils allaient réquisitionner des centai­nes de litres de lait et si le fermier refusait, ils allaient traire les vaches eux-mêmes. Dans les hôtels, ils louaient les meilleures chambres et c'était la France qui payait tout. Une voiture alleman­de ayant écrasé un gosse, les frais d'inhumation devinrent des frais d’occupation.
"Les personnes trouvées sur la rue après le couvre-feu de onze heures étaient envoyées au poste de police où les hommes ciraient les bottes des soldats tandis que les femmes raccommodaient les chemises.
"L'an dernier un avion allié fut abattu près de Bayeux. Ses occupants, tués sur le coup, furent enterrés non loin de là. Les habi­tants des alentours voulurent as­sister aux funérailles, mais les allemands arrêtèrent tous ceux qui se trouvaient là et obligèrent par la suite, les hommes à plan­ter des pieux dans les environs en guise d'obstacles contre d'au­tres atterrissages possibles de l’aviation des Nations Unies."
M. Noël me dit aussi que dans la région on ne s'attendait pas du tout à ce que les Alliés fissent leurs premiers débarquements sur la côte normande en raison des rochers sous-marins de la côte du Calvados.
Le six juin, jour de l'invasion, il me conte, vers les quatre heu­res du matin, il contempla de sa fenêtre les bombardements aé­riens qui précédèrent les débar­quements alliés. Les trois pre­miers soldats britanniques entrè­rent à Saint-Gabriel à six heures du soir, le même jour.
Au cours de l'après-midi, toujours d'après M. Noël, les soldats allemands s'occupèrent fébrile­ment à préparer leur retraite.
En terminant, M Noël se fit l'écho de ses concitoyens en me disant combien ils étaient tous heureux que les Alliés fussent en France, et, aussi que par miracle ou presque, leur village eut été à peu près épargné par les bombardements alliés.


vendredi 1 février 2019

La forteresse médiévale de Creully (Creully sur Seulles) cache encore des mystères comme l'escalier disparu.

Dans une banque allemande d'images d'art et d'architecture, j'ai trouvé cette photo prise avant 1940. Cette prise de vue nous permet d'apercevoir dans la salle voisine (salle de la grande cheminée) un départ d'escalier et sa rembarde qui mènerait à un niveau inférieur.
Seule l'étude des dossiers des travaux réalisés au château pourrait me permettre d'apporter une réponse à ce mystère: il y a-t-il des salles inconnues ? 
Le plan ci-dessous nous permet de situer le point de prise de vue et l'escalier.
Je pense qu'il y a une pièce sous la salle Colbert.