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vendredi 2 avril 2021

Creully sur Seulles - Bénédiction d’un autel et d’une statue de Saint-Joseph en l'église de Creully

 Extrait de la revue: La Semaine Catholique de Bayeux et Lisieux".

Les vœux du bien-aimé Pasteur et de la paroisse tout entière sont enfin exaucés : saint Joseph, patron de l’Eglise universelle, a maintenant son sanctuaire au milieu de nous.

La cérémonie avait été fixée au jour de la fête du patronage de saint Joseph, en mars 1877.

Plusieurs prêtres des environs vinrent en re­hausser l’éclat. Le R. P. Bachelot, supérieur du petit séminaire de Villiers, célébra la grand-messe ; il avait pour diacre le R. P. Sauvage, économe, et pour sous-diacre, un élève du séminaire, tous deux enfants de la paroisse. Le R. P. supérieur du sémi­naire de Sommervieu, et M. le curé de Villiers étaient présents. Après la grand-messe, M. l’abbé Niquet, professeur à Sommervieu, donna le sermon, et, pendant près d’une heure, il captiva l’attention de son auditoire recueilli, en lui rappelant les préro­gatives de saint Joseph, les vertus admirables qu’il pratiqua pen­dant toute sa vie et la protection spéciale qu’il accorde à ceux qui l’invoquent. A l’issue du sermon, le clergé se rendit professionnellement à la chapelle et, pendant ce temps, le chœur chan­tait un cantique approprié à la circonstance. 

Arrivés à la station, M. le supérieur de Villiers et M. le supérieur de Sommervieu pro­cédèrent à la bénédiction, l’un du Tabernacle, l’autre de la statue de saint Joseph. 

L’autel, artistiquement sculpté par M. Cauvin, élé­gamment décoré par M. le vicaire de Creully, avait un aspect qui réjouissait le cœur et le portait à s’élever en haut, comme la flamme des nombreuses lumières qu’on y avait disposées. 


Riches et pauvres avaient voulu, du même cœur, contribuer à cette ma­gnifique décoration ; ils recueilleront les mêmes faveurs. La céré­monie du matin se termina par le chant du cantique : Notre espé­rance repose en toi ; Joseph, sauve la France et garde- lui sa Foi.


samedi 27 février 2021

Creully sur Seulles - L'hôtel Saint Paul de Villiers le Sec

Suite à mon article concernant un garde particulier de Villiers le Sec, Bruno Hergas m'a envoyé des informations sur le bâtiment appelé "Hôtel Saint Paul" de ce village.


Hôtel n'est peut-être pas tout à fait le mot qui convient. En 1903-1904 tout du moins, puisque la maison ne comptait à l'étage que 6 chambres et un cabinet (meublé d'un lit), plus un grenier, et que les locataires de M. Léon Cordonnier (cuisinier à Paris), c'est à dire Jules et Amélie, mes grands-parents (38 et 25 ans à l'époque) avaient déjà 3 enfants, et devaient aussi loger 2 domestiques.

« Maison à usage de commerce » est d'ailleurs la formule utilisée en 1904 par le syndic à la faillite des exploitants, chargé de dresser l'inventaire de l'actif de cette faillite.
Il note donc tout ce qui se trouve d'abord au rez-de-chaussée, dans « une salle servant de boutique » avec balance Roberval et une autre à fléau, comptoir, étagères, barriques, des bouteilles d'apéritifs et de liqueurs, des paquets de pétards, des clous à sabots, des boîtes de craies, des confettis, des serpentins, des toupies, chocolat, réglisse, amidon, clous de girofle, thé, poivre, vanille, chandelles, brosses, boîtes de cirage, balayettes, « 5 épingles à chapeau », « 5 paires de boutons de manchette », aiguilles à tricoter, 6 blagues à tabac, « 2 peignes femme », un torchon, un rideau... Il y en a encore 3 pages comme ça, rien que pour la « boutique ». Un inventaire à la Prévert. N'y manquent que les ratons-laveurs...

On passe ensuite dans la buanderie, puis dans la cuisine, où l'on trouve aussi des « bouteilles de liqueur en vidange ». La maison fait donc aussi débit de boissons, ce que confirme l'aménagement de la « salle à côté », avec ses 4 petites tables carrées, ses 2 bancs et ses deux chaises. Puis une autre salle sur le jardin. Un caveau contenant 7 barriques vides. Et on arrive alors dans une « salle à manger » meublée de 2 tables rondes et d'un « buffet de service » dans lequel est serrée une vaisselle (60 assiettes notamment) trop importante pour être à mon sens, à l'époque, celle d'une petite famille. La maison fait certainement aussi dans la restauration, le cas échéant. On peut « apporter son manger », s'il se trouve.
Voilà pour le rez-de-chaussée : une « boutique » (épicerie, mercerie, quincaillerie, etc.), un bistrot, une auberge. Peut-être peut-on y dormir, à l'occasion. Mais sans doute pas un hôtel, au sens qu'on donne aujourd'hui à ce mot.
Annonce parue le 2 juin  1883

Je ne vous ai pas parlé de la cour et de la remise, du pré, où un bouc est à sa chaîne (4 francs le tout), des 8 lapins dans les burets, des 10 hectolitres de pommes aux pommiers (10 francs), ni de l'écurie et des 2 lits qu'on y trouve (pour les domestiques), ni enfin de la cave (tonneau en vidange de 1400 litres et barrique de 225 litres de cidre aux trois quarts vide)...
Je ne sais pas quand l'aventure commerciale a commencé pour mes grands-parents (après 1894, tout du moins), mais je sais maintenant quand et comment elle s'est terminée (1903-1904), et pourquoi mon père ainsi que ses frères et sœurs puînés sont venus au monde à Caen...
Il va sans dire que je suis intéressé par toute information concernant cette maison Cordonnier de Villiers le Sec, du XIXème siècle aux lendemains de la dernière guerre..."

mercredi 10 février 2021

Creully sur Seulles - Le garde particulier de Villiers le Sec

 Sébastien a bien voulu partager sa trouvaille: une plaque d'un garde particulier de Villiers le Sec.

Les recensements de 1931 er 1946 de Villiers le Sec nous permettent de situer dans le temps  cette plaque. 
1931

1946

Lointain héritier de la féodalité puis de l'ordonnance sur les eaux et forêts de Colbert en 1669, le garde particulier fut consacré par le décret du 20 messidor an III et le Code des délits et des peines de 1795, poursuivant son activité jusqu'à nos jours dans le cadre des dispositions de l'article 29 du Code de procédure pénale. Pourtant, les gardes particuliers restent méconnus, une situation regrettable au regard de leur effectif significatif – la France en comptant près de 60 000 –et de l'étendue de leurs attributions. Commissionnés par un propriétaire, agréés par l'administration et prêtant serment devant le tribunal d'instance, les gardes particuliers peuvent constater des infractions et dresser des procès-verbaux. Loin d'être limités aux seuls espaces ruraux, ces gardes surveillent désormais copropriétés, biens publics, entreprises et s'insèrent dans le maillage territorial de la sécurité.


mardi 28 avril 2020

Les parents de l''aquarelliste Septime Le Pippre ont vendu une maison de campagne pour les pensionnaires du séminaire de Villiers le Sec ( Creully sur Seulles ).



Septime Émeric Marie Le Pippre (13 février 1833 - 2 janvier 1871) était un peintre aquarelliste français qui séjournât à Villiers le Sec où il fut inhumé.
Lui et sa femme décidèrent de vendre e 1851 au Séminaire de Villiers une propriété de Meuvaines, à quelques kilomètres vers la mer pour en faire un lieu de repos et de détente pour les pensionnaires.

Précision de Jean-Marc Lemarois :  
Septime Le Pippre n’a jamais été marié, il avait 18 ans lors de la vente. La vente a été faire par ses parents qui effectivement ont possédé cette maison avant de repartir pour Montfort-Lamaury.




lundi 21 janvier 2019

1789 - Les doléances des paroissiens de Villiers le Sec (Creully sur Seulles)

Courant janvier 1789 un règlement royal est adressé par le pouvoir aux agents du roi afin d'organiser les élections des députés aux Etats-Généraux.
La préparation des élections avait apaisé les campagnes. Il semble qu'il n'y est pas eu véritablement de campagne électorale de la part du pouvoir royal. Par contre à l'échelle régionale, il semble certain que des organisations aient agi en répandant des modèles de revendications et de doléances à travers le pays.
Parallèlement à ces élections, de grands efforts de concertation et de rédaction sont accomplis dans tout le royaume pour apporter une réponse au roi sur les dysfonctionnements de son royaume et les doléances de ses sujets. Dès janvier, dans toutes les paroisses de France, se rédigent les cahiers de paroisses qui, regroupés, mis en forme et résumés lors des assemblées de bailliage deviendront les cahiers de doléances avec lesquels les députés élus monteront à Versailles.

Le texte ci-dessus est sans rectifications ortho grammaticales.

    Cahier de doléances de la paroisse de Villiers-le-Sec     (1er mars 1789) :

« La suppression des gabelles, des aides, des commis et fermiers généraux ; simplifier le cours de la justice et en ôter ses alentours dangereux qui peut empêcher les mal­heureux de soutenir une bonne cause et mettre tout le monde à portée de faire valoir ses droits ; une juste  répartition des impôts où l’équité préside ; la suppression de toutes les dîmes insolides acquises par des voies injustes ; les paroisses sur le bord de la mer su­jettes aux gardes côtes étant infiniment chargées par la levée des matelots canonniers auxiliaires, soient aidées par toutes les paroisses de cinq lieues aux environs; de pouvoir faire usage de l’eau de mer tant pour fruc­tifier la terre que pour servir aux malheureux, et qui ne soient plus en butte à cette ville canaille d’archers qui leur cassent leurs vases et qui très souvent leurs font payer une amande, étant la plupart sans pain et obligé souvent de fuir leurs pays pour se soustraire aux condamnations qu’ils obtiennent contre eux à leur injuste tribunal; la diminution des droits de contrôle; la destruction des fuyes (volières), colombiers, pigeons et ga­rennes ; bien des paroisses demandent à faire des grands chemins, mais nous voulons faire voir l’utilité indispensable de celui que demande la paroisse de Villiers-le-Sec : Il est déjà commencé ; il va de ville en bourg de Bayeux à La Délivrande et au bourg de Creully ; c’est par ce chemin là que tous les habitants du bord de la mer qui sont sans bois ni cidre sont obligés de passer pour aller les chercher sept ou huit lieues de l’autre côté de Bayeux ; c’est par cette même route que le carreau pris aux environs de Creully passe journellement pour la ville de Bayeux et s’est environs ; enfin, c’est par cette même route que passe toute les huîtres partant de Grandville à Courseulles pour les for­tifier dans les parcs à Courseulles, afin de les rendre à Paris, qui cause un dommage considérable aux bords du chemin, les voituriers passant aux travers des terres ensemencées pour éviter le mauvais chemin écrasé par les voitures qui passent par-là continuellement, quoique cette route soit toujours entretenue par les bords ; quoiqu’on paye pour les chemins, nous som­mes toujours exposés aux frais du bureau des finances. » 
De l’écriture de Pierre Le Bault, signataire.

mardi 28 août 2018

1914-1918 - Creully sur Seulles, Lantheuil, un arbre (généalogique) belge, nommé Gildemyn, développa une branche.

La construction d'un petit séminaire débute en 1824 à Villiers le Sec. Il accueillera des jeunes se destinant à la prêtrise.
Il fonctionnera jusqu’en 1905, où il doit fermer ses portes, suite à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat.
La Première Guerre mondiale débute. La Belgique est très vite envahie, poussant vers la France un flot de civils dont un grand nombre vont se réfugier en Normandie, particulièrement dans le Calvados.
C’est ainsi que le 8 décembre 1916, le petit séminaire de Villiers-le-Sec accueille ses premiers blessés convalescents. 8218 soldats belges y seront hospitalisés avant qu’il ne ferme ses portes le 27 décembre 1918.

Un petit chemin qui s’enfonce dans la campagne, longe le mur ouest de l’ancien hôpital. Il est appelé depuis la fin de la Première Guerre mondiale : « Le chemin des veuves ».
Plusieurs femmes de la commune et des environs, dont les époux étaient partis à la guerre et pour certains décédés au combat, venaient dans ce chemin « se consoler » dans les bras des soldats belges convalescents.
Mais des jeunes filles célibataires des environs venaient-elles aussi à Villiers le Sec ?
Un jour, une jeune habitante de Lantheuil, un village au sud de Creully, rencontra un militaire belge nommé Léopold. Ainsi une branche de la famille Gildemyn, belge, se développa dans notre contrée. Un des rameaux, Serge,  devint mon témoin à mon mariage.


Acte de mariage de Léopold Gildemyn et de Clotilde Saint Martin.
L'église de Lantheuil en 1918
Ils firent beaucoup d'enfants… 
Recensement de la population de Lantheuil de 1936

mercredi 7 mars 2018

Creully sur Seulles - Les gentilés


Une première question est arrivée à Fulbert de Creully: Le nom de la commune nouvelle "Creully sur Seulles" va-t-il amené les habitants des trois localités réunies à porter un nouveau nom?
Le nom des habitants d'une localité est un gentilé.
Gentile, mot latin, qu'on écrit plus souvent "gentilé", en le francisant, exprime le nom que l'on donne aux peuples ou aux individus par rapport aux pays ou aux villes dont ils sont habitants.
Ce sera à la municipalité de Creully sur Seulles de décider s'il est judicieux d'en changer ou de laisser le nom actuel des habitants des communes associées.
Rappelons les gentilés actuels.
Creully
Creullois - Creulloises
Autrefois une personne nait à Creully était un Creullois (Creulloises) mais un habitant se nommait Creullien (creullienne).

Villiers le Sec
Villierains - Villieraines
Il existe d'autres Villiers le Sec dans notre France et nous trouvons des "Villiers le Sécois" et des "Sicovillarois.

Saint Gabriel - Brécy
Saint Gabrielois - Saint Gabrieloises
Quand Brécy n'était pas rattaché à Saint Gabriel les habitants se nommaient "les Brécyliérins et Brécyliérines.
Ces  informations sont piochées sur des sites dont Lescommunes.com.

samedi 9 septembre 2017

Creully sur Seulles - 1820 - Ouverture du séminaire de Villiers le Sec.

Un nouvel effet de l'union de Villiers le Sec et Saint Gabriel-Brécy à Creully: ma curiosité va cheminer dans les limites des trois communes...
C'est dans cet ouvrage que j'ai trouvé le texte ci-dessous.


Le frère Troppé demande à être un habitant de Villiers le Sec


jeudi 13 avril 2017

Creully, saint Gabriel-Brécy et Villiers le Sec se sont regroupés autour de la Seulles. (Creully sur Seulles)

A travers le texte d'un ancien livre de géographie sur le Calvados, je vous présente, sur ses 50 kilomètres, notre rivière qui arrose Creully, saint Gabriel-Brécy et Villiers le Sec : la Seulles
La Seulles, qui passe sur les arrondissements de Vire, de Caen et de Bayeux, a sa source dans le Calvados, au  pied des buttes ou bruyères de Jurques.
Cette commune, comme celle de Saint-Pierre-du-Fresne qui est contiguë, présente des coteaux, des
vallons, un sol accidenté, et le tout très pittoresque.
Un de ses bois renferme une pierre énorme, appelée la pierre de Dialan, on suppose qu'elle servait aux druides pour leurs sacrifices.
Au sortir de Saint-Pierre-du-Fresne, la Seulles rencontre, dans son cours, Coulvain et Cahagnes. Là, elle quitte l'arrondissement de Vire pour celui de Caen, qu'elle trouve à Amayé-sur-Seulles. A Anctoville, elle est déjà sur celui de Bayeux. Tout en servant de limite à l'un et à l'autre, elle envoie ses eaux dans les communes de Feuguerolles-sur-Seulles, Saint-Louet-sur-Seulles, Sermentot et Villy-Bocage (rive droite); de Hottot-les-Bagues et de Saint-Vaast (rive gauche).
Elle arrive ainsi à Juvigny, où elle traverse les routes départementales de Bayeux à Villers-Bocage, et de Caen à Caumont, sous un beau pont en granit, de construction récente. Juvigny doit à cette jonction des routes une certaine importance. Tout près de cette localité, à Fontenay-le-Pesnel, on exploite avec activité des fours à chaux et des carrières calcaires qui fournissent des pavés résistants.
La Seulles apporte à Juvigny un certain volume d'eau qu'elle doit à plusieurs affluents. Se sont, à gauche, le Calichon et le ruisseau de Candon ou de Cliquet, qu'elle reçoit, celui-ci à Sermentot, celui-là à Ancto­ville. Le Calichon alimente deux moulins à blé, l'un à Briquessart, hameau de la commune de Livry, et autrefois un gros bourg. La mesure de Briquessart était, paraît-il, une des plus anciennes du royaume. On cite le baron de ce bourg parmi les seigneurs qui se liguèrent, en 1047, contre Guillaume. Il avait un château important sur le bord de la vallée du Calichon. Les affluents de la Seulles, rive droite, sont d'abord La Seuline, une rivière assez importante, qui sort des bois de Saint-Georges-d'Aunay, arrose Maisoncelles-Pelvey, Tracy-Bocage, Villers-Bocage, Saint-Louet-sur-Seulles, Villy-Bocage, où elle se jette dans la Seulles, après avoir fait marcher deux moulins à blé. Le second affluent est le ruisseau du Coisel, dans la commune de Saint-Vaast.
Les communes traversées par la Seulles et par ses affluents  produisent des céréales et  des pommes à cidre; dans les vallées se trouvent des prés qui ne sont pas classés parmi les terres les meilleures des environs; l'herbe y est  molle,  peu nourrissante. Il serait souvent difficile de les drainer, le sol étant, en beaucoup d'endroits,   au-dessous des cours d'eau.   Cependant, vers Saint-Vaast, le terrain  s'améliore.
Cette commune paraît avoir eu jadis une certaine importance. Des fouilles, pratiquées pour le dé­frichement des bois et l'extraction du galet roulé, y ont mis à jour les fondements d'anciennes murailles qui passent pour avoir fait partie d'un camp romain.
Des souvenirs religieux se rattachent aussi à Saint-Vaast. Vers 865, les habitants de Macé, près d'Alençon, vinrent y  déposer  les  reliques de Saint Raven   et de Saint Rasiphe. En 1047, Hugues, évêque  de Bayeux, averti par la   révélation  d'un  religieux,   alla processionnellement lever leurs corps, qu'il trouva à 20 pieds de profondeur,   enveloppés dans une peau de cerf.
Les populations implorent  encore  l'intercession  de ces deux saints en faveur des fruits de la terre, surtout contre les ravages des mans ou vers blancs.
Saint-Vaast avait un château fort. Il en reste des vestiges près de l'église, dont quelques parties seulement appartiennent au style roman, et d'autres peut-être au XIIIe siècle. Le seigneur du lieu été nommé à la cure de Saint-Vaast. Quand l'évêque de Bayeux venait prendre possession de son siège, les châtelains de Saint-Vaast et de Beaumont, devaient le conduire depuis le prieuré de Saint Vigor-le-Grand jusqu'à la cathédrale. Le premier tenait, la gauche, le second, la droite du prélat.
En 1356, les Anglais s'emparèrent du château fort de Saint-Vaast. Nos pères eurent alors à subir toutes les horreurs de l'invasion; les moulins et les maisons furent brûlés. On fuyait ; dans plusieurs communes, il ne resta que les vieillards; les morts étaient sans sépulture ; pendant plusieurs années, les terres demeureront incultes. Au milieu de cette désolation, il y eut comme un élan de patriotisme qui porta les habitants des communes voisines à se réunir pour racheter le château de Saint-Vaast et délivrer ainsi le pays de la garnison ennemie.
Dans cette contrée, comme le patriotisme, la charité se manifestait, et, en 1374, elle inspirait la créa­tion, à Juvigny, d'un petit Hôtel-Dieu ou prieuré hos­pitalier, sous le titre de Sainte-Apolline. Il n'existe plus. Mais le pays ne cesse, de trouver des bienfai­teurs dans la famille qui possède le château de Juvigny. Il y a là une construction considérable, à laquelle conduisent de longues avenues, et qu'entourent une belle terre, des promenades et de vastes allées.
De Juvigny, la Seulles descend à Tilly, en prenant, sur son passage, le ruisseau du Bordel. Récemment encore, tout près de notre rivière et du bourg, s'élevait, au milieu de riches prairies, un des châ­teaux les plus considérables de la Basse-Normandie. Il a disparu, comme tout ce qui se rattachait à l'antique seigneurie de Tilly-sur-Seulles.
Elle eut surtout à souffrir de l'invasion anglaise, pendant la guerre de cent ans. En 1418, le château et le domaine de Tilly qui appartenaient à Philippe d'Harcourt, furent confisqués et donnés à Jean Gray, che­valier. En 1422, Henri V prescrivit, au Bailly de Caen de raser le château.
Après l'expulsion de l'étranger, la terre et la châtellenie de Tilly passèrent en diverses mains. Le château démoli, il y a quelques années, avait été reconstruit, avant la révolution, par M. de Fontette, intendant de la généralité de Caen.
Des transformations successives ont été également apportées à l'église actuelle dont la nef, ou la partie la plus ancienne, date au moins du XIe siècle. Elle était sur la paroisse Saint-Pierre, que la Seulles séparait autrefois de celle de Saint-François.
En quittant Tilly pour s'engager d'abord dans l'arrondissement de Bayeux, cette rivière laisse sur sa rive gauche Bucéels, Chouain, Condé-sur-Seulles et Nonant; sur sa rive droite, Audrieu, Ducy-Sainte-Marguerile et Carcagny. Elle traverse ensuite les communes de Vaux-sur-Seulles, Esquay-sur-Seulles, Vienne, et elle va délimiter les deux communes de Villiers-le-Sec et de Saint-Gabriel.
Là, un moulin assez important lui emprunte ses eaux, qui coulent tout près de l'antique prieuré de Saint-Gabriel. Ce n'est plus qu'une ruine, mais « une des plus belles du département » a dit M. de Caumont. Il avait été fondé au XIe siècle, en faveur de l'abbaye de Fécamp, par Richard, fils de Tursting,  seigneur de Creully.
Ce bourg,  aujourd'hui  chef-lieu  de canton, possédait autrefois un doyenné, une baronnie et une sergenterie. Son église est assez intéressante, et son châ­teau passe pour avoir été  « une des  anciennes forteresses les plus remarquables du Calvados.»
Il y eut souvent chez les seigneurs de Creully, autant de patriotisme que de bravoure. En 1047, Hamon, l'un d'eux, combattit vaillamment et fut tué au Val-des-Dunes. Guillaume-le-Conquérant et Guillaume-le-Roux eurent en grande estime Robert Hamon, son fils. Aussi, pour reconnaître ses services, lui donnèrent-ils les comtés et seigneuries de Glocester et de Bristol en Angleterre. Un Philippe, baron de Creully, fut re­nommé parmi les chevaliers bannerets, qui vivaient du temps de Philippe-Auguste, en 1210.
A l'époque de la première invasion anglaise, le château  de Creully, comme toutes les places fortes des  bords de la Seulles, excita la convoitise de l'ennemi. Trop faible pour l'arrêter, Richard n'hésita pas à démanteler sa demeure. Conduits par Philippe de Navarre les anglais s'y établirent. C'était en mars 1357. Ils ne restèrent pas longtemps. Au mois d'août, Richard fils et quantité de gens d'armes vinrent les pourchasser. Tous ceux qu'ils trouvèrent furent  tués ou faits prisonniers, et   le vainqueur  rentra dans son château.
De nouveaux  malheurs désolèrent bientôt la France. Le 1er août 1417, Henri V débarquait à l'embouchure de la Touques. Honfleur, Lisieux, Caen, Bayeux, Coutances, Falaise, Argentan, Alençon tombèrent en son pouvoir. Creully eut à subir le même sort. Il fallut le triomphe de Formigny pour le délivrer entière­ment de l'envahisseur.
Ces assauts successifs et des constructions posté­rieures ont fait perdre à cette antique forteresse une partie de son aspect primitif. Cependant on peut reconnaître encore des vestiges du monument et suivre le développement des remparts, si l'on se place au delà du moulin, sur le pont de la Seulles. L'effet produit est des plus pittoresques.
Un autre, côté du tableau, toujours plein de vie, c'est le cours de la rivière et le volume d'eau con­sidérable qu'elle charrie à travers les prairies. Elle se précipite à côté de Tierceville, vers Amblie, Colombiers-sur-Seulles et Reviers.
Depuis Vaux-sur-Seulles, près des lieux où elle arrive sous le canton de Ryes, au pied du plateau qui borde le littoral de l'arrondissement de Bayeux et sert de contrefort à ses hautes falaises, elle cesse de marcher vers la mer pour se porter du côté de l'Est. A partir de Reviers, elle reprend sa direction première, contourne l'extrémité du plateau dont nous venons de parler, et se divise, en deux branches bientôt réunies, lorsque les collines qui ferment la vallée se rejoignent sous Banville. Elle va se jeter enfin dans la mer, à Courseulles, en face des rochers du Calvados.
Jadis elle avait son embouchure sur la limite de la commune de Bernières, au lieu nommé la Cassine, et où Graye se terminait. Courseulles n'allait pas alors jusqu'à la mer. Mais les marais traversés par la rivière se desséchant peu à peu, l'agriculture, l'in­dustrie huîtrière et les besoins de la navigation ont fini par porter l'embouchure de la Seulles en face de cette commune. Puis, en 1835, furent entrepris les travaux du port. Le vieux lit de la rivière, une partie des parcs à huîtres durent alors céder leur place à un avant-port; des jetées élevées pour en protéger l’en­trée, un bassin à flot récemment achevé ont fixé dans cet avant-port l'embouchure de la Seulles.

 

jeudi 18 mars 2021

mercredi 24 février 2021

Creully sur Seulles - 15 février 1967 - Miss France à Villiers le Sec

 Jeanne Beck, miss France 67, une cultivatrice du Bessin a rendu visite aux pensionnaires de la maison de retraite des anciens combattans de Villiers le Sec où elle fut reçue par M Viry, directeur de l'établissement.


mardi 1 décembre 2020

Creully sur Seulles - Les inventaires des églises après la loi de la séparation des Eglises et de l'Etat (ex: Villiers le Sec).

La loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Églises et de l’État est l’aboutissement, sous la IIIe République, d’un long processus de laïcisation et de sécularisation, engagé depuis la Révolution française.

Cette loi supprime les établissements publics du culte. Ces derniers sont :

- les fabriques des églises chargées d’administrer les paroisses de 1801 à 1905. Elles sont gérées par un conseil de 5 ou 9 membres et un bureau. Le curé ou desservant et le maire sont membres de droit de ce conseil. Les autres membres ont été nommés par l’évêque lors de la création des fabriques. Puis les membres sortant sont élus par les membres restants.

 - les menses curiales destinées à assurer les dépenses personnelles et pastorales du curé.

Ainsi en 1906, dans toutes les paroisses et leurs fabriques, furent établis des incentaires.

Voici des extraits de ceux de Villiers le Sec.

 




mardi 15 septembre 2020

Marie Mesnil, la patronne du "Grand 8" était de Villiers le Sec (Creully sur Seulles).


En décembre 1914, le « Grand 8 » aérien, attraction foraine allemande,  a été saisie sur l’ordre du procureur de la République de Nantes. Tout le matériel se trouvait chargé sur des camions.
A la suite de cette saisie, la première chambre du tribunal civil de Nantes avait rendu un jugement ordonnant le sé­questre du « Grand 8 » aérien.
Si le gérant, ou plutôt l’exploiteur en France de cette attraction de foire avait déclaré être de nationalité suisse, l’entre­preneur, lui, est allemand, et son maté­riel aussi.

Le propriétaire était bien suisse et sa femme était de Villiers le Sec dans le Calvados comme nous le montre l'article ci-dessous paru dans la presse régionale du centre de la France.

lundi 29 juin 2020

Cérémonies religieuses d'antan à Villiers le Sec ( Creully sur Seulles )

Photos prêtées par une habitante de Villiers le Sec et exposées dans l'église avec d'autres panneaux sur l'architecture de l'édifice.