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Creully sur Seulles - L'église de Viliiers le Sec vue en 1943.

Creully sur Seulles - L'église de Viliiers le Sec vue en 1943.
 Les travaux de restauration du clocher de l'église Saint-Laurent de Villiers le Sec vont bientôt commencés.

C'est l'occasion de vous présenter cette église à travers un article paru en août 1943 dans la revue " l'oeuvre des vocations". 

Un peu à l'écart de la route de Bayeux à La Délivrande et environ a mi-chemin de ces deux cités de Notre-Dame, l’église Saint-Lau­rent de Villiers-le-Sec passerait inaperçue si un tertre, qui l'élève, ne la faisait apparaître discrètement à travers les maisons et les arbres.

Plongée dans la solitude d’un cimetière, l'église de Villiers-le-Sec est un édifice que les XIIe et XIIIe siècles, puis le XVIIIe siècle, ont imprégné de leur art respectif. Aux XIIe et XIIIe siècles, revient toute la valeur du monument, par son clocher et son choeur qui subsistent intacts. La nef et les bas-côtés, de même époque, qui existaient primitivement, ont été remplacés au XVIIIe siècle par la froide transformation que nous connaissons.

Beaucoup d’églises de la région présentent la même analogie, avec clocher central et chœur plat des XIIe et XIIIe siècles, avec nef, tran­sept et bas-côtés des XVIIIe et XIXe (Eglises de Crépon, Ryes, Bény-sur-Mer, Saint-Manvieu, etc.…). Seuls le

1 Creully sur Seulles - L'église de Viliiers le Sec vue en 1943.

Chœur et le clocher de ces sanctuaires subsistèrent, tandis que la nef et les collatéraux dis­paraissaient par suite de vétusté. L’église de Périers-sur-le-Dan en offre un exemple avec sa nef ruinée et son chœur intact.

En plan, l’église de Villiers présente une nef de quatre travées, accompagnée de collatéraux (XVIIIe siècle) réédifiés, semble-t-il, sur les substructions du XII siècle, un avant-chœur formé par le sou­bassement du clocher et un chœur à chevet plat, d’une travée appar­tenant au XIIe siècle. Ici, rien ne prouve qu’un transept existait à l’origine.

L’architecte du XVIIIe siècle, qui réédifia cette importante partie, que représentent la nef et ses collatéraux, dans le style classique, s’est préoccupé de donner à Villiers, non pas un pastiche médiéval dont il n’éprouvait pas la pensée, mais au contraire une réalisation personnelle dans le goût de son époque. Nous ne saurions critiquer ce sentiment artistique, car la qualité primordiale de tout architecte est de concevoir, avec sincérité, surtout lorsqu’il s’agit d’édifices religieux. Mais ici, ne doit-on pas regretter une restauration cons­ciencieuse de la nef et des collatéraux primitifs ?

2 Creully sur Seulles - L'église de Viliiers le Sec vue en 1943.

Le point d’attraction archéologique de Villiers, c’est son clocher situé entre la nef et le chœur. Dans cet avant-chœur qu’il forme, apparaît une innovation des bâtisseurs normands du XIIe siècle. C’est par cette imagination que commence le développement des tours- lanternes, qui, par la suite, atteindront un élan ascensionnel dans les églises de Norrey, Langrune, Rots, etc., sans omettre les cathé­drales de Lisieux, Rouen, Evreux, Coutances. Tentative timide du XIIe siècle à Villiers-le-Sec, qui va faire école pour devenir une réa­lisation audacieuse du XIIIe siècle, aux lanternes de Langrune et de Norrey jusqu’à celles de Rouen et de Coutances !

Intérieurement, la lanterne de Villiers offre l’aspect suivant :  deux grands arcs brisés, à archivoltes moulurées, reposant sur des piles masquées par des lambris en bois, s’ouvrent de part et d’autre sur la nef et le chœur. Sur les deux parois latérales, un arc brisé aveugle dans lequel est percé une étroite baie. Immédiatement au-dessus de ces quatre grands arcs, un cordon sépare la partie inférieure de la partie supérieure. A l’étage, sur chaque paroi, deux arcs brisés jumeaux ; ceux des faces latérales encadrent une petite haie, tandis que ceux situés au-dessus des arcs de la nef et du chœur sont aveugles, en raison des toitures de la nef et du chœur qui butent en arrière.

3 Creully sur Seulles - L'église de Viliiers le Sec vue en 1943.
Une voûte à huit branches d’ogives couronne la lanterne. Les ner­vures diagonales reposent sur des colonnettes d’angle qui montent depuis le sol de l’église ; les nervures intermédiaires prennent nais­sance brusquement un peu au-dessous des chapiteaux des arcatures.

Extérieurement, le clocher de Villiers-le-Sec appartient à trois époques distinctes. La partie inférieure, y compris l’étage occupé par les trois arcatures aveugles, atteste le XIIe siècle. L’étage du bef­froi, avec ses baies jumelles en lancette à quatre archivoltes repo­sant sur autant de colonnettes, accuse le XIII siècle. Autrefois, ces baies étaient garnies de meneaux et de traverses. Sur la face orien­tale, vers le chevet, les deux baies sont reliées entre elles par une étroite arcature aveugle en lancette. Les trois piles d’angle sont d’une section aussi réduite que surprenante. La quatrième pile, celle du Sud-Ouest, est cantonnée d’une tourelle d’escalier formant saillie depuis le sol.

Le toit en bâtière (à double versant) avec deux petites lucarnes, en pierre, coiffe la tour ; il paraît avoir été reconstruit au XVIIe siècle. Sur les faces nord et sud, des consoles supportent un chéneau de pierre avec gargouille, ainsi que la base du toit. Sur les faces est et ouest, un simple pignon percé d’une étroite baie.

4 Creully sur Seulles - L'église de Viliiers le Sec vue en 1943.

L’église de Villiers-le-Sec est pour toute une* vieille génération de prêtres de notre diocèse, le sanctuaire paroissial d’une lointaine jeu­nesse, alors que dans le vaste séminaire tout proche, ils se prépa­raient à vivifier nos églises : « Meilleurs foyers de notre vie ! », suivant l’expression du Cardinal Verdier.

L’ancien séminaire de Villiers, actuellement occupé par le Foyer des Anciens Combattants de 14-18, n’est pas oublié. Sa chapelle, éri­gée et consacrée au début de ce siècle par Mgr Amette, alors évêque de Bayeux, vient d’être rendue au culte.

Villiers-le-Sec, où l’on aime revenir, paroisse où la foi chrétienne rayonne autour d’une antique église et d’une jeune chapelle de sémi­naire !

Source photos: Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine.

Creully sur Seulles - Paroles de Guillemette, une cloche de L'église de Villiers le Sec.

Avec Louise-Thérèse-Henriette et Caroline-Victoire, j'ai quitté lundi dernier sous les regards de nos admirateurs mon beffroi où M. La Vilette m'installa en 1787.
Creully sur Seulles - Paroles de Guillemette,  une cloche de L'église de Villiers le Sec.
Permettez-moi de me présenter.

a Creully sur Seulles - Paroles de Guillemette,  une cloche de L'église de Villiers le Sec.
Je me nomme Guillemette, je pèse 780 kg et mon tour de taille est de 94cm. 

Je suis composée d'un alliage de cuivre et d'étain appelé "Airain". A chaque fois que vous tiriez sur la corde dans le choeur de mon église, le battant en fer forgé vous permettait de m'entendre mais me laissait quelques traces qui m'ont bien affaiblies.

C'est pour cela que mes soeurs et moi allons partir nous refaire une beauté en Autriche.

Lors de ma création on sculpta le moule construit en briques habilement disposées, cerclées avec du fil de fer et recouvertes d’argile, pour laisser apparaître sur mon flan des inscriptions et des motifs.

c Creully sur Seulles - Paroles de Guillemette,  une cloche de L'église de Villiers le Sec.



La marque de Maître Nicolas Caumont, trésorier en charge de la "Fabrique" de l'église de Villiers le Sec.





La marque de F. La Vilette, fondeur de cloches à Caen.







b Creully sur Seulles - Paroles de Guillemette,  une cloche de L'église de Villiers le Sec.

Les armoiries de ma marraine: 


à gauche celles de la famille de Gland (son époux) et à droite, celles de la famille de Rotz de la Madelaine.

D'azur, au chevron d'argent, accompagné de trois glands d'or tombant, 2 en chef et 1 en pointe



D'azur, à 3 roseaux d'or, posés en pal 2 et 1


Ma marraine, Elisabeth Guillemette de ROTZ,  s'est mariée le 25 juin 1770 en l'église  Saint Patrice de Bayeux avec Charles Etienne Claude de GLAND de CAUGY , Seigneur de Villiers-Le-Sec, capitaine d'infanterie.


Blason de mon parrain, Louis Yves Patry, seigneur de Banville en Villiers le Sec, qui
avait pour mère Anne d'Amour, une noble famille de Villiers le Sec.


Les armoiries de ma marraine, après son mariage, deviendront celles de notre village.


Voici la généalogie de ma marraine:

et celle de mon parrain:


Je terminerai en ayant une pensée pour mon curé qui m'a baptisé: l'abbé Le Bois; il est en terre dans notre cimétière:
, Creully sur Seulles - Paroles de Guillemette,  une cloche de L'église de Villiers le Sec.

Sources: Jean-Marc Jansen - Généanet - Archives du Calvados.

1914-1918 L'hôpital belge à Villiers-le-Sec (Creully sur Seulles)

Les soldats belges prirent possession du séminaire de Villiers-le-Sec le 11 octobre 1914. Ils y restèrent jusque dans le courant de 1918, époque à laquelle les derniers évacuèrent ces établissements pour aller tenir garnison, les uns à Honfleur, les autres au camp d'Auvours, près Le Mans, d'où ils furent ensuite dirigés au front.
Pendant la période de février 1915 jusqu’à la fin de l'année 1916. de nombreux détachements furent envoyés par les centres d'instruction de Bayeux, de Sommervieu et de Villiers, à Dunkerque, à Calais et sur le front.
Les soldats belges devant le café de Villiers le Sec
A la fin de l'année 1916, l'autorité militaire belge ayant aménagé le séminaire du Villiers, (son ancienne caserne) en hôpital, un service de voitures et d'auto d'ambulance fut organisé pour venir chaque jour apporter à la gare de Bayeux les convalescents et y reprendre les blessés laissés par trains sanitaires.
Le premier malade arriva à Villiers le 8 décembre 1916. De ce jour, jusqu'au 11 novembre 1918, date de la signature de l'armistice, 8 218 militaires belges reçurent des soins dans cet établissement.
Aux grandes offensives d'octobre et de novembre 1918 le nombre des hospitalisés se trouva même porté à 800, dont un grand nombre étaient grièvement blessés.
Pendant l'occupation, les malades opérés furent ordinairement envoyés dans les dépôts de convalescents de Caen et de Portbail (Manche).
Après la signature de l'armistice, l'hôpital de Villiers fut évacué et les hospitalisés
envoyés dans les hôpitaux de Calais et d'Ostende; le dernier détachement, qui était de
180 hommes, quitta la Séminaire le 30 décembre 1918.
Pendant la période d’occupation, il se produisit 27 décès ; vingt-cinq de ces militaires morts au service de leur Patrie, ont été inhumés dans le cimetière de Villiers, un fut rapporté à Bayeux et un autre transféré à Dinard.

L'emplacement du café photographié ci-dessus
Merci à Jean-Marc.

Villiers le Sec ( Creully sur Seulles ) Un véhicule de l'hôpital belge de 1918

Cette photo avec la date du 20 Août 1918 a t-elle été prise dans les environs de Villiers le Sec comme l'indique le mot du verso ?


A la fin de l'année 1916, l'autorité militaire belge ayant aménagé le séminaire du Villiers, (son ancienne caserne) en hôpital, un service de voitures et d'auto d'ambulance fut organisé pour venir chaque jour apporter à la gare de Bayeux les convalescents et y reprendre les blessés laissés par trains sanitaires. 


Après la signature de l'armistice, l'hôpital de Villiers fut évacué et les hospitalisé envoyés dans les hôpitaux de Calais et d'Ostende; le dernier détachement, qui était de 180 hommes, quitta la Séminaire le 30 décembre 1918.



Doc: Delcampe

https://www.creully.net/2018/09/un-dessin-temoin-de-lhopital-belge-de.htmlhttps://www.creully.net/2018/02/1914-1918-lhopital-belge-villiers-le.htmlhttps://www.creully.net/2019/04/ceremonie-en-hommage-aux-soldats-belges.htmlhttps://www.creully.net/2018/06/villiers-le-sec-creully-sur-seulles.htmlhttps://www.creully.net/2019/04/villiers-le-sec-creully-sur-seulles-se.html
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Villiers le Sec (Creully sur Seulles) - Une nouvelle école choisie par Amours

En 1765, devant Antoine Du Ruel, notaire à Tracy, Olivier d'Amours, écuyer, seigneur de la paroisse de Villiers-le-Sec, fit don de maisons et pièces de terre, pour la fondation d’une école en ce village, afin d’instruire tous les enfants de la paroisse qui voudront y aller.
Un texte retrouvé aux Archives du Calvados précise les conditions:
Il est nécessaire de choisir un homme de bonnes mœurs, capable de s'acquitter de la fonction de maître d’école avec fruit et édification. Il sera nommé et établi par un acte en forme par le donateur sa vie durant et après par le propriétaire du fief de Villiers.*
Emplacement de l'école
Le sujet choisi devra être "de l’état laïque, doué des qualités de la dite fonction"; on ne pourra en aucun temps, ni sous aucun prétexte, établir un ecclésiastique "de quelque qualité et mérite qu'il puisse être orné", parce que le logement, les honoraires, fonds et revenus, sont trop modiques pour une personne de l’état ecclésiastique, et parce que les personnes de cet état sont destinées à des fonctions plus nobles et plus distinguées, parce que cette fonction bien exercée pourrait être un obstacle à un ecclésiastique de s’acquitter des devoirs de son état, parce que le respect dû aux ecclésiastiques, faisant une juste et respectueuse impression sur les esprits, pourrait arrêter les justes plaintes et leur effet, et ce respect mal entendu pourrait faire préjudice à l’instruction des enfants. Il n’en serait pas de même à l’égard d’un laïc qui laisserait une plus grande liberté de se plaindre; en cas d’inexécution de cette clause, dévolution aux paroissiens, dont  intéressés à ce choix, par rapport à leurs enfants, du consentement au moins présumé des autres intéressés,
L'école, rue de Bayeux
choisiraient le maître d’école. Celui-ci peut être révoqué pour cause d'ignorance, de négligence marquée, injustes et graves traitements envers les enfants (sans cependant préjudicier au droit, liberté et même devoir du maître d’école pour les punir, corriger et assujettir à l’heure réglée), ou pour conduite scandaleuse, après délibération et exprès vouloir du seigneur et de 4 principaux habitants intéressés; les écoliers auront toujours pour leur maître le respect et l'obéissance juste et raisonnable ; si quelqu’un y manquait notablement et persévéramment, le maître pourrait cesser de l’instruire et faire sortir de sa classe sans qu’on puisse en inférer rien contre lui, ni lui imputer rien de mauvais; en donnant bon exemple à ses écoliers et écolières, il les exhortera aussi à vivre chrétiennement, leur apprendra à lire au français et au latin, ainsi qu’aux écritures manuscrites, à écrire, compter et calculer autant que chacun d’eux sera capable d’en profiter et que son esprit et son intelligence en pourront porter; si la santé, la voix, les affaires et autres motifs raisonnables le lui permettent, il aidera les dimanches et fêtes à célébrer l’office divin à l’église paroissiale, mais il ne pourra être custos de la fabrique, ni employé pour l’administration des sacrements, afin de n’être pas distrait des devoirs et fonctions de son office ; si sa bonne volonté et le temps le lui permettent, il fera le catéchisme à ses écoliers. Il emploiera l’espace de temps convenable, eu égard au nombre d’écoliers, le matin et l’après-midi de chaque jour; il recevra les garçons de 5 à 18 et les filles de 3 à 12 ans : après cet âge il sera libre de les garder ou expulser. Il y aura vacance pendant le mois d’août et la semaine sainte, et l’après-midi du samedi de chaque semaine, dans les semaines où il n’y aura pas de fête. Il ne percevra rien des écoliers pour ses peines et fonctions.


Le dit seigneur donne une salle pour tenir l’école, fermant à porte et serrure, avec des fenêtres garnies de châssis remplis de verre et de treillis de fil de fer en dehors de ladite salle, garnie en dedans d’une table de 13 pieds de long sur 3 de large, et au-dessous, entre les pieds, 2 planches de 10 pieds au moins de long, pour déposer les papiers des écoliers ; il y a 3 bancs de 12 pieds environ de long aux côtés de la table, et des sièges de bois tout autour de la salle avec des planches au-dessus contre les murs, également pour déposer les livres des écoliers, une armoire de bois de chêne, fermant à clef et serrure, attachée contre le mur, et une chaise à bras, ou fauteuil enfoncé de paille, pour l’usage du maître d’école ; au dehors de ladite salle, 2 pieds de largeur de terrain sur l’étendue de la salle, servant de passage avec le voisin, la cour, la salle et étable avec grenier se tenant ensemble, dont le maître d’école ne pourra rien affermer, la moitié du jardin potager sis derrière la maison de l’école et du voisin, 2 sillons de terre avec pommiers à Villiers-le-Sec, delle des Crottes-Hamelin, contenant environ 5 vergées, avec les héritages de 2 vergées ½ en 2 sillons paroisse du Manoir, 80 livres de rente foncière, assise à Vaussieux, 10 livres de rente foncière, assise à Villiers-le-Sec, 23 livres de rente foncière, assise audit Villiers-le-Sec. Si les paroissiens refusent de faire les grosses réparations, le maître d’école leur signifiera qu’il les fera à ses frais et dépens , parce que pour s'en faire récompenser il fera payer par les parents des écoliers 6 sols par mois pour les lecteurs et 8 pour les écrivains, jusqu’à remboursement; il cessera d’instruire ceux qui ne voudront payer ledit écolage. En cas d’élection d’un maître d'école choisi autrement qu’en les formes susdites, sans le consentement du seigneur, substitution au bénéfice des pauvres malades de l’Hôpital de Bayeux, pour fondation d’un lit auquel le seigneur nommera.

Creully sur Seulles - Bénédiction de la première pierre de la Chapelle du Séminaire de Villiers le sec

Décembre 1900 - Nous lisons dans l’Indicateur de Bayeux :


On connaît l’importance du Petit-Séminaire de Villiers-le- Sec, et l’on sait qu’il est toujours fréquenté par de nombreux élèves ; c’est un établissement d’instruction justement réputé dans toute notre contrée, et les maîtres dévoués qui le dirigent avec tant de distinction n’ont cessé de faire tout ce qui est en leur pouvoir, sous le bienveillant patronage des premiers Pas­teurs de notre diocèse, pour le maintenir toujours à la hauteur de sa légitime renommée.


Les bâtiments du Petit-Séminaire sont vastes et bien distri­bués ; jusqu’à ces derniers temps, cependant, ils manquaient, on peut le dire, du plus important : il n’y avait pas de chapelle proprement dite.

Le distingué Prélat qui, depuis son arrivée parmi nous, n'a cessé de témoigner à toutes les œuvres religieuses et à toutes les institutions utiles une sollicitude si éclairée, avait résolu de combler cette lacune, et c’est sous l’inspiration de Sa Gran­deur qu’ont été commencés les travaux, poussés avec activité sous la surveillance du R. P. Mullois, Supérieur de l'établisse­ment, et de ses dévoués collaborateurs.

Maintenant, les murs de la chapelle sont assez élevés pour qu’on puisse se rendre compte du plan d’ensemble, aussi heu­reusement conçu qu’habilement exécuté ; et le samedi 8 décem­bre avait lieu la bénédiction solennelle de la première pierre de cet élégant édifice.


Monseigneur l’Évêque, arrivé au Petit-Séminaire la veille dans la soirée, a présidé le Salut solennel du premier vendredi du mois, auquel s’est jointe une cérémonie prescrite par la liturgie, et préparatoire à la solennité du lendemain.

Précédé des élèves et des professeurs du Séminaire, rangés en procession, Monseigneur s’est rendu, au chant d’un can­tique au Sacré Cœur, sur l’emplacement de la chapelle en construction, pour planter une croix de bois sur le lieu même où s’élèvera l’autel.

Cette cérémonie, accomplie à la lueur des flambeaux et sous la douce clarté de la lune, était pleine d’une religieuse poésie, qui a doucement ému tous les assistants.

Le lendemain matin, Sa Grandeur a célébré la Messe et dis­tribué la Sainte Communion aux jeunes séminaristes ; puis Monseigneur Amette, assisté de M. l’abbé Quirié,Vicaire Géné­ral, et du T.-R. P. Le Monnier, Supérieur des Missionnaires de La Délivrande, a présidé la Grand’Messe dite par M. le Supé­rieur du Grand-Séminaire. Après la Messe, les nouveaux mem­bres de la Congrégation de l’immaculée Conception ont fait leur Consécration à la Sainte Vierge, et ont reçu leurs médailles des mains de Monseigneur l’Evêque, qui leur a adressé une touchante allocution, faisant ressortir avec l’à-propos qui ca­ractérise toujours les paroles de Sa Grandeur, les rapports symboliques qui existent entre le mystère de l’immaculée Con­ception, cet acte par lequel Dieu a posé la première pierre du plus beau temple qui puisse jamais lui être élevé, et la belle cérémonie qui allait commencer.

La pose et la bénédiction de la première pierre de la chapelle ont eu lieu ensuite, conformément aux prescriptions liturgi­ques ; Monseigneur l’Evêque s’est servi d’un marteau et d’une truelle en fer forgé, spécialement exécutés pour la circonstance, véritables objets d’art faits par M. E. Marie, l’habile ferronnier bayeusain.

M. le Maire de Villiers, ceint de son écharpe, et portant sa croix de Chevalier ; M. le docteur Chotard, conseiller d’arron­dissement, médecin du Séminaire ; M. de Barry, supérieur du Séminaire de Sommervieu ; MM. les Doyens de Ryes et de Creully, et un nombre considérable de prêtres, assistaient à cette imposante cérémonie, dont M. le Chanoine Deslandes réglait les détails avec sa haute compétence, et qui s’est termi­née par la bénédiction solennelle de Monseigneur l’Evêque.

Au dîner, un élève de rhétorique, président de l’Académie, a adressé au Pontife un compliment en vers français ; le R. P. Su­périeur a remercié Sa Grandeur au nom du Sacré Cœur, au­quel la nouvelle chapelle sera consacrée ; au nom des anciens élèves et des amis de Villiers ; au nom du personnel du Sémi­naire, enfin au nom du diocèse entier dont cette chapelle sera l’ex-voto spécial d’hommage au Christ Rédempteur.


Dans une réponse qui a charmé l’auditoire, Monseigneur Amette a eu un mot aimable pour chacun, et spécialement pour M. le Maire de Villiers, pour M. Morin, architecte de la chapelle, et pour M. Martin, entrepreneur.

Le souvenir de cette fête restera gravé dans la mémoire de tous ceux qui en ont été témoins ; il est bon aussi que le récit en soit connu de tous les fidèles de notre diocèse, car l’érection de cette chapelle dédiée au Sacré Cœur, et destinée à devenir un centre de dévotion pour le diocèse, et principalement pour notre région bayeusaine, constitue une œuvre pieuse dont l’im­portance n’échappera à aucun de nos lecteurs.

 Pour que la chapelle de Villiers soit vraiment, en cette fin de siècle, l’offrande du diocèse au Christ Rédempteur, il faut que tout le diocèse y contribue : il faut donc que les offrandes des prêtres et des fidèles arrivent de toutes parts, afin que tous s’associent à cette œuvre et puissent ainsi avoir part aux béné­dictions et aux grâces que le Sacré Cœur, touché de cet hom­mage, répandra sur le diocèse de Bayeux tout entier.

La première pierre a été placée au sein de la chapelle.

 Dans cette pierre a été déposée une boîte en plomb renfermant une autre boîte en chêne qui contenait : 1° des statuettes de Notre Dame de La Délivrande, de Saint Michel, de Jeanne d’Arc, etc. ; 2° des médailles de La Déli­vrande, de Lourdes, de Pont-Main, de Saint Benoît, de Saint Jean-Baptiste de La Salle, des BB. Denys de la Nativité et Rédempt de la Croix, etc., etc., et un tube en verre fermé et scellé aux armes de Monseigneur l’Evêque, contenant deux feuilles de parchemin. L’une portait en tête ces paroles :



Creully sur Seulles - "Villiers mon patrimoine" fêtera Septime Le Pippre en Mai à Villiers le Sec.

 L’association Villiers mon patrimoine célébrera, le 15 et 16 mai prochain, le 150e anniversaire de la disparition du peintre caricaturiste, Septime Le Pippre.

Un artiste originaire de Montfort-l'Amaury. Il vivait dans la région de Bayeux, tout d abord à Ver-sur Mer et puis à Villiers-le-Sec.
  • Il reçut son brevet de capitaine en juillet 1869 et fut affecté au 15e  régiment provisoire des mobiles du Calvados en juillet 1870. 
  • Il fut  bléssé le 11 janvier, lors de la bataille de Touvois près du Mans. Il décédera le 22 janvier au presbytère de Savigné-l’Evêque.
Auteur de pittoresques scènes de la vie rurale, d'évocations historiques, de sujets militaires ou d'illustrations de la vie des classes moyennes, son amusante et nostalgique travail nous donne une synthèse de la vie rurale sous le Second Empire.




Pour cette occasion, " Villiers mon patrimoine", va publier un livret consacré à cet artiste. Vous trouverez ci-joint le document de souscription que je vous encourage à utiliser...






Villiers le Sec (Creully sur Seulles) - Trois militaires belges se noient à Asnelles en juillet 1915.


 Après la signature de l'armistice, l'hôpital belge de Villiers, installée dans l'ancien séminaire, fut évacuée et les hospitalisés envoyés dans les hôpitaux de Calais et d'Ostende. Le dernier détachement, qui était de 180 hommes, quitta Villiers le Sec le 30 décembre 1918.

Pendant la période d'occupation des locaux du Séminaire, il se produisit 27 décès; vingt-cinq de ces militaires morts au service de leur Patrie, ont été inhumés dans le cimetière de Villiers, un fut rapporté à Bayeux et un autre transporté à Dinard.
Trois militaires du détachement de Sommervieu, qui s'étaient noyés, accidentellement au cours d'une baignade à Asnelles, auraient  été inhumés également à Villiers le 24 Juillet 1915


Leurs sépultures ont été transportées à Caen dans le carré militaire du cimetière Nord-Est

Creully sur Seulles - Le curé de Villiers le Sec et les paroissiens récalcitrants.

Un courrier consulté aux Archives Départementales du Calvados nous montre qu'en 1804  le report de la fête de l'Epiphanie n'a pas satisfait les paroissiens de Villiers le Sec.

De Villiers le Sec le 20 de janvier 1804.

Monsieur,

Je n’entrerai point dans de trop longs détails sur le fait que je suis obligé de vous raconter par la présente lettre : vendredi six janvier il a plu à plusieurs habitants de Villiers le Sec de sonner la cloche après dîner et de chanter des psaumes comme s’il eut été fête. Je les avais prévenus au prône(1) le dimanche précédent que l’épiphanie était transférée au dimanche, et je leur avais lu deux fois le mandement de monsieur l’Evêque et l’indult(2) du pape. J’ai été leur défendre d’agir lorsque j’ai entendu sonner la cloche, et par trois fois ils m’ont résisté et désobéi en entreprenant de faire l’office sans prêtre et de disposer de la cloche à leur gré.

Je vous prie de commander au maire de la paroisse de s’opposer comme il le doit à de pareilles scènes dans la suite. Je leur pardonne le passé ; mais vous voyez le juste désir que j’ai de n’être pas troublé par eux par des entreprises contraires à la religion. J’ai l’honneur d’être avec un vrai respect.

Monsieur,

Votre très humble serviteur, F. le Boucher, desservant de la succursale de Villiers le Sec.

(1) Prône : Instruction chrétienne que le curé ou un vicaire fait tous les dimanches en chaire, à la messe paroissiale.

(2) Indult : Privilège accordé par le Pape à une personne ou à une communauté de personnes, et dérogeant à la règle générale.

Creully sur Seulles - La promesse des paroissiens de Villiers le Sec

Le Chemin de Croix de l’église Saint Laurent

Paru dans la presse locale
Durant la Seconde Guerre mondiale, l’Abbé Georges Juhel était le curé de Villiers-le-Sec, mais également de Bazenville, de Crépon et du Manoir. 

Vers la fin de l’occupation, il passa dans toutes les maisons et fit promettre aux habitants de chacune de ses paroisses, d’ériger un monument religieux, si leur commune était épargnée par la guerre. Ce fut :
-          Une grotte dédiée à Notre-Dame de Lourdes, pour Bazenville;
-          Une petite grotte, pour Le Manoir;
-          Un calvaire, pour Crépon;
-          Un Chemin de la Croix dans l’église, pour Villiers-le-Sec.

Leurs vœux furent exhaussés, il n’y eut aucune victime civile sur les trois paroisses..

Ainsi le Chemin de Croix de l'église de Villiers-le-Sec fut érigé comme le prouve le document sous cadre, qui est le procès-verbal autorisant l’érection des stations du Chemin de la Croix dans l’église Saint Laurent de Villiers-le-Sec.

Deux exemplaires furent été signés. Le second exemplaire ci-dessous), fut déposé aux archives diocésaines.


Chaque station du Chemin de la Croix est un simple moulage en plâtre renforcé de filasse, surmonté d’une croix. Aucune inscription atteste de son origine.

Merci à Françoise Khedine et Jean-Marc Le Marois pour leurs infos.