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Creully sur Seulles - Course cycliste

Une rare photo d'un coureur cycliste lors d'une épreuve creulloise. A l'angle de droite, se situe la pharmacie de Gabriel Clément. Avec d'autres recoupements, nous pouvons daté ce cliché vers 1937.
Angle de la rue de Caen et de Tierceville.

Compte-rendu d'une cource cycliste du 14 septembre 1941
Une course cycliste a été organisée par l'Union Sportive de Creully  sur un parcours de 60 km. Elle était ouverte aux coureurs des cantons de Douvres. Ryes et Creully. Départ à 14 h. 30 (heure de l'Europe centrale).
Les frais d'engagements était de 5 francs qui étaient per­çus jusqu’au moment de la remise des dossards, qui eut lieu à 14 heures, à l’hôtel Saint-Martin.
Le premier prix était de 120 francs ; avec de nombreuses primes.
Le dérailleur était interdit. Ce dispo­sitif fut plombé au départ sur la vi­tesse choisie par le coureur.
L’organisation de l’U.S. de Creully a connu un gros succès sportif et spectacu­laire.
Mené dès le départ à une allure accélérée, le train amena de nom­breux abandons ; les lâchés par cre­vaisons ne pouvant rejoindre.
L'arrivée eut lieu au sprint et Quesnel de Vienne en Bessin remporta l'épreuve et reçut le prix de 120 francs. Il a roulé à plus de 35 kms à l'heure, sur les 60 kms du parcours.
Remarquons dans le classement :
 La performance de Jean Collet qui demeurait à cette époque rue de Bayeux.
Quesnel (Vienne). 1 h. 43’ 56” ; 3. Etienne (Douvres) ; 3. Decaen Ch. (Cambes) ; 4. Manson (Anguerny) ; 5. Lemaitre (Périers-sur-le-Dan) ; 6. Duchez (Arromanches) : 7. Decaen
Paul (Cambes) : 8. Fleury (Meuvaines) ; 9. Collet (Creully) ; 10. Lalle­mand (La Délivrance) : 11. Levigneur (Reviers). etc...     

Merci à la famille Marette            

Creully sur Seulles - L'ancien kiosque à musique de Creully.


La photo ci-dessous est la plus ancienne que l'on connaisse de la place de Creully avec ses commerces.
Prise de la terrasse de l'hôtel Saint Martin ce cliché nous montre la place avant la construction du kiosque à musique.

Photo de la collection de Sébastien

Septembre 1898 - Projet de kiosque
La place du marché vue du kiosque.


Des garçons de la colonie devant l'entrée du château sur la place (à droite le kiosque).

Ci-dessus, une fête costumée.
21/06/1944 - La branche du 21e groupe d'armée a organisé un service de diffusion des nouvelles par hauts-parleurs installés sur le kiosque - Les habitants de Creully sont à l'écoute.


On fête la libération sur le kiosque.


Jour de marché ( à gauche le kiosque)


Lors des fêtes-Dieu, un autel était installé sur le kiosque. Photo : collection René Lemars


Le kiosque sous la neige - Collect. R.Lemars


La démolition...

1957 - La base du kiosque encore visible sur la photo ci-dessous va disparaître.
Seul le socle reste...



Des années plus tard, un parterre de fleurs remplaça le kiosque avant d'être entièrement supprimé. 









Creully sur Seulles -Le photographe Robert Doineau au Prieuré de Saint Gabriel en 1948.

En visitant l'évocation du séjour, au sein du Prieuré Saint Gabriel, des soldats anglais durant les 3 mois qui ont suvi le débarquement : bruit, poussière, hospitalité, l'eau ... à partir du journal tenu au jour le jour par Marcelle Fauchier Delavigne, présente sur les lieux, j'ai découvert que le photographe Robert Doineau est passé au prieuré en 1948 où il prit quelques clichés.

Je vous invite à faire un détour par le prieuré de Saint-Gabriel comme l'a fait le photographe.

Autoportrait au Rolleiflex,
1947 © Atelier Robert Doisnea
u








Les photos de Robert Doineau





Creully ( Creully sur Seulles ) - Au fil du bief du fleuve "La Seulles", de la tannerie aux pompiers.

En bas du château de Creully, le bief du  fleuve "La Seulles" coule permettant des activités multiples comme la meunerie et la tannerie. En  prenant comme repère (cercle rouge) l'habitation du dernier meunier, je vous présente les bâtiments qui furent tannerie, porcherie et maintenant bâtiment communal et caserne de nos pompiers.
Nous remarquons le lavoir municipal et le garage de M Marais.

Actuellement
1957
1962
1962
1965

Creully sur Seulles - Ces bâtiments qui dominent Villiers le Sec...



En venant du bourg de Creully ou de Tierceville, nous apercevons à droite, dominant la campagne et les premières maisons de Villiers le Sec des bâtiments imposants construits en pierres de taille. Les habitants les nomment : "le séminaire".

Voici leur histoire.
Photo de Frédéric Bocé, photographe

En 1817, à l’âge de 23 ans, l’abbé Victor Troppé, eut pour projet de fonder un petit-séminaire dans la commune de Villiers-le-Sec, où il avait été envoyé, en qualité de précepteur, près des enfants de M. de Malherbe. Un membre de cette honorable famille, propriétaire de quelques petites maisons situées dans le village, sur le bord de la route, lui en fit généreusement la concession, et elles devinrent le berceau du pensionnat. Chrysostome Patry, écuyer, né à Villiers le Sec le 27 janvier, 1774, devint cofondateur du petit séminaire de Villiers le Sec avec l’abbé Troppé, son beau-frère.

Le frère Troppé demande à être un habitant de Villiers le Sec
 Le nombre de ces enfants devint en peu de temps assez considérable (30 à 40 élèves) pour que Mgr Brault, premier Évêque de Bayeux après la tourmente révolutionnaire, put solliciter et obtenir du roi Louis XVIII l'autorisation d'établir à Villiers-le-Sec une école secondaire ecclésiastique.
Cette autorisation est datée du 10 mai 1820. Le nombre des élèves s'étant accru rapidement, de nouvelles constructions devinrent nécessaires ; un terrain fut acheté à l'extrémité du village, et l'on y éleva successivement les bâtiments que l'on voit aujourd'hui. Après Mgr Brault, tous les évêques de Bayeux n'ont cessé de couvrir de leur bienveillante protection le Petit Séminaire de Villiers, qui devint bientôt le principal Séminaire diocésain. De 1820 à 1857, cette maison demeura sous la direction de prêtres séculiers du Diocèse ; mais l'œuvre de M. Troppé prenant chaque année
une plus grande importance, dès le mois de mars 1856, Mgr Didiot résolut de la confier aux Missionnaires de la Délivrande. Cette Congrégation, fondée en 1820, sous les hospices de Mgr Brault, rendait de grands services au diocèse. Elle avait pour Supérieur Général un de ses fondateurs, le Très Révérent Père. Saulet, prêtre dont la mémoire est restée particulièrement chère à tout le Diocèse de la capitale du Bessin. Le T. R. P. Saulet qui est né à Creully (voir texte ci-dessous) choisit pour Supérieur de Villiers, un ancien élève de cette maison, le R. P. Picot, auquel il adjoignit d'autres missionnaires capables de le seconder.

LES DATES DE SON HISTOIRE
5 octobre 1814 Ordonnance royale pour l’organisation des petits séminaires. 
1819 Don de maisons par Chrisostome Patry, écuyer, et par Victor Troppé pour l'établissement du petit séminaire. 
10 mai 1820 Ordonnance royale de Louis XVIII. (Ci-dessous)
Source: Archives départementales du Calvados

Texte paru dans "l'Ami de la Religion et du Roi" de 1820.
Nous avions annoncé que M. l'évêque de Bayeux avait été autorisé, par une ordonnance du.30 mars, à former dans son diocèse une seconde école ecclésiastique qui serait établie à Villiers-le-Sec. L’ouverture de cette école a eu lieu le jour même de l’Ascension ; qui a été une double fête pour les habitants ; car M. l’évêque avait érigé leur église en succursale, et leur avait donné pour pasteur le supérieur même du petit séminaire M. Troppé, jeune prêtre rempli de talents et de zèle. M.Gournay, supérieur du grand séminaire de Bayeux, et l’un des vicaires généraux du diocèse a été chargé par M. l’évêque, de présider à l’installation. Au jour de fête, le matin, il s'est rendu processionnellement du petit séminaire à l’église, accompagné de M. Troppé, de plusieurs chanoines et curés voisins, et de plus de soixante aspirants à l'état ecclésiastique. Il a annoncé, au nom de M. l’évêque, l’érection de la succursale, et a installé le nouveau pasteur. On a célébré la grand’messe ; après l'Evangile, M. l'abbé Gounay est monté en chaire, et  a fait sentir les avantagés qui devaient résulter pour  le diocèse et pour la paroisse du double établissement  que ce jour voyait éclore. Il a exhorté les habitants à reconnaître ce bienfait du Roi, obtenu par l’entremise, du premier pasteur du diocèse, et à redoubler d'attachement pour cette noble famille que le ciel nous a rendue} et que l’enfer veut nous ra­vir. Le soir, après le salut, le clergé s'est rendu processionnellement dans la maison du petit séminaire, où M. Troppé a été installé. M. le supérieur du séminaire de Bayeux a engagé les élèves à bien profiler des facilités qui leur étaient offertes pour leur avancement dans les études et dans la piété, et à répondre aux soins de leurs maîtres, et aux vues pieuses des bienfaiteurs de l'établissement. La cérémonie a été terminée par le chant du psaume Laudate, pueri, Dominum.

25 mai1826 Dans une requête adressée au Roi en faveur de son neveu Edouard Patry, par M. Chrisostôme Patry, on lit qu’il fut, en 1819, le fondateur gratuit d'un Séminaire à Villiers-le-Sec, près de Bayeux, autorisé par sa Majesté, où l'on compte présentement 180 élèves et 8 à 10 professeurs et directeurs, pour l'avantage des familles peu fortunées de son arrondissement.
2e quart 19e siècle Projet d'un ensemble de bâtiments autour d'un cloître : construction de l'aile nord, inachevée dans sa partie est, de l'aile est et de la chapelle, amorce de l'aile ouest.
17 décembre 1840 Les séminaristes et leurs professeurs viennent aider les habitants de Creully, localité voisine, où 98 maisons ont été la proie des flammes. Ils organiseront une collecte pour venir en aide à la population infortunée. 
23 février 1853 La famille de l'aquarelliste Septime Le Pippre a vendu une maison de campagne à Meuvaines pour le repos des pensionnaires du séminaire.
Les séminaristes en villégiature à Meuvaines

Années 1860-1870 Projet modifié par un autre architecte : achèvement de l'aile ouest, construction de l'aile sud, pavillon sud-ouest. 
30 décembre 1864 Création d’une Académie, tribunal littéraire dont le but est de garder les bonnes traditions du passé, à maintenir à un niveau glorieux ses fortes et saines études.
Un diplôme remis au petit séminaire.
Décembre 1900 Bénédiction de la première pierre de la chapelle du Christ Rédempteur (Charles Morin, architecte à Caen). 
Photo de Frédéric Bocé
Un des textes scellé dans la première pierre
1902 - 1906 Pose des vitraux, un ensemble verrier réalisé par Mazuet père et fils, maîtres verriers à Bayeux. 
Une compilation de certains vitraux
1905 Date de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Les bâtiments sont confisqués à l’Evêché de Bayeux et mis sous séquestre. L’Eglise recentre ses activités de formation des prêtres à Caen. 
Décembre 1906 Le préfet du Calvados se déplace à Villiers, protégé par une quarantaine de gendarmes, pour s’assurer que les locaux du petit séminaire avaient bien été évacués. Il n’y restait que quelques ecclésiastiques et trois ou quatre domestiques. 
23 août 1910 – 25 avril 1911 Délibération du conseil général du calvados décidant
l’affectation des bâtiments en asile départemental de vieillards. Cette maison de retraite prendra le nom d’« Henri Chéron ». En 1919, 260 vieillards dont 93 femmes, y sont accueillis. Les anciens combattants y trouveront un lieu de repos bien mérité. 

16 septembre 1914 Décret attribuant au département du Calvados de biens appartenant au préalable au petit séminaire (obligations des chemins de fer de l’ouest, titres de rentes, maison et jardin et herbage). 


11 octobre 1914 Le petit séminaire est transformé en hôpital de convalescence pour ses soldats belges.

Soldats belges

Elle y accueille plus de 8000 blessés lors des grandes offensives de la fin de la guerre Les soldats belges prirent possession du séminaire de Villiers devenu un hôpital militaire Ils y restèrent jusqu’en1918. 
En juillet 1944 Les pensionnaires d’un hospice de Caen, ville qui est bombardée, ainsi que des habitants de la ville sont transportés par des camions anglais. Ils y restent environ trois mois. 
Le foyer de nos anciens combattants :
Photos extraites d'un document présentant la maison de retraite.

2000 Fermeture de la maison de retraite.
Et maintenant... les images parlent !
"Le vieux bâtiment de pierres, autrefois majestueux, se dresse aujourd'hui en ruines, ses murs effrités témoignant d'un passé révolu."

Je remercie Frédéric Bocé et les archives du Calvados pour leur aide.