Creully sur Seulles - Un Noël des écoles (années 70)
Noël est passé mais les photos de M. Prodhomme; un des instituteurs, nous permettent de repartir dans les années 70.
Le château de Creully accueillait le Noël des écoles.
Creully sur Seulles - Saint-Gabriel en 1776
Aux Archives Départementales du Calvados est précieusement
gardé un grand ouvrage de 1776 intitulé «Papier
terrier du domaine fieffé et non fieffé, droits, dignités et revenus de la
manse prioralle de Saint-Gabriel ».
Avant de vous
présenter quelques détails, voici ce qu’Albert Soboul écrit sur les terriers
dans un article paru dans Les « Annales, Economies, sociétés, civilisations »
(1964).
A la fin de l'Ancien Régime, la pratique de la rénovation des
terriers s'inscrit dans le cadre de la réaction féodale qui s'accentue à partir
du milieu du XVIIIe siècle. Dans toutes les provinces, les seigneurs se montrent
plus soucieux qu'ils ne l'ont jamais été de tirer le maximum de profit de leurs
droits féodaux. Ils étaient sans cesse menacés par la disparition des cens :
qu'un receveur négligeât tel ou tel droit, il tombait en désuétude ; Georges
Lefebvre en donne de nombreux exemples dans ses Paysans du Nord l. Les
documents ordinaires de la gestion seigneuriale n'étant pas assez précis, le
seigneur avait intérêt à posséder un titre qui ne puisse prêter à contestation.
Le terrier répondait à ce but : établi contradictoirement d'après les
déclarations des tenanciers, vérifiées par tous les titres et documents que le
commissaire à terrier pouvait réunir, accompagné de plus en plus fréquemment
d'un arpentage qui permettait d'établir un plan du terroir, il constituait un
véritable cadastre de la seigneurie. La confection ou la réfection d'un terrier
prouve à elle seule que le seigneur estimait ses droits en danger ou
incomplètement reconnus, soit que la seigneurie n'en eût jamais possédé, soit
que l'ancien fût périmé. Elle a pour but la conservation des redevances
seigneuriales et particulièrement, par la mise à jour des mutations, le
paiement des lods et ventes. « Le but d'un terrier, écrit Aubry de Saint-
Vibert en 1787, est de rassembler sous un seul point de vue, tout ce qui
concerne les droits d'une terre. »
Le prieuré de Saint Gabriel, fut fondé au XIe siècle par trois moines envoyés par Jean Ravenne à Saint-Gabriel, à la demande de Richard, seigneur de Creully. Dans l'ouvrage étudié, nous y voyons entre-autre les nouveaux acquêts du Prieuré.
Creully sur Seulles - L'église de Villiers le Sec vue en 1943.
C'est l'occasion de vous présenter cette église à travers un article paru en août 1943 dans la revue " l'oeuvre des vocations".
Un peu à l'écart de la route de Bayeux à La Délivrande et environ a mi-chemin de ces deux cités de Notre-Dame, l’église Saint-Laurent de Villiers-le-Sec passerait inaperçue si un tertre, qui l'élève, ne la faisait apparaître discrètement à travers les maisons et les arbres.
Plongée dans la solitude d’un cimetière, l'église de
Villiers-le-Sec est un édifice que les XIIe et XIIIe siècles, puis le XVIIIe siècle,
ont imprégné de leur art respectif. Aux XIIe et XIIIe siècles, revient toute la
valeur du monument, par son clocher et son choeur qui subsistent intacts. La
nef et les bas-côtés, de même époque, qui existaient primitivement, ont été remplacés
au XVIIIe siècle par la froide transformation que nous connaissons.
Beaucoup d’églises de la région présentent la même analogie, avec clocher central et chœur plat des XIIe et XIIIe siècles, avec nef, transept et bas-côtés des XVIIIe et XIXe (Eglises de Crépon, Ryes, Bény-sur-Mer, Saint-Manvieu, etc.…). Seuls le
Chœur et le clocher de ces sanctuaires subsistèrent, tandis que la nef et les collatéraux disparaissaient par suite de vétusté. L’église de Périers-sur-le-Dan en offre un exemple avec sa nef ruinée et son chœur intact.
En plan, l’église de Villiers présente une nef de quatre
travées, accompagnée de collatéraux (XVIIIe siècle) réédifiés, semble-t-il, sur
les substructions du XII siècle, un avant-chœur formé par le soubassement du
clocher et un chœur à chevet plat, d’une travée appartenant au XIIe siècle.
Ici, rien ne prouve qu’un transept existait à l’origine.
L’architecte du XVIIIe siècle, qui réédifia cette importante partie, que représentent la nef et ses collatéraux, dans le style classique, s’est préoccupé de donner à Villiers, non pas un pastiche médiéval dont il n’éprouvait pas la pensée, mais au contraire une réalisation personnelle dans le goût de son époque. Nous ne saurions critiquer ce sentiment artistique, car la qualité primordiale de tout architecte est de concevoir, avec sincérité, surtout lorsqu’il s’agit d’édifices religieux. Mais ici, ne doit-on pas regretter une restauration consciencieuse de la nef et des collatéraux primitifs ?
Le point d’attraction archéologique de Villiers, c’est son
clocher situé entre la nef et le chœur. Dans cet avant-chœur qu’il forme,
apparaît une innovation des bâtisseurs normands du XIIe siècle. C’est par cette
imagination que commence le développement des tours- lanternes, qui, par la
suite, atteindront un élan ascensionnel dans les églises de Norrey, Langrune,
Rots, etc., sans omettre les cathédrales de Lisieux, Rouen, Evreux, Coutances.
Tentative timide du XIIe siècle à Villiers-le-Sec, qui va faire école pour
devenir une réalisation audacieuse du XIIIe siècle, aux lanternes de Langrune
et de Norrey jusqu’à celles de Rouen et de Coutances !
Intérieurement, la lanterne de Villiers offre l’aspect suivant
: deux grands arcs brisés, à archivoltes
moulurées, reposant sur des piles masquées par des lambris en bois, s’ouvrent
de part et d’autre sur la nef et le chœur. Sur les deux parois latérales, un
arc brisé aveugle dans lequel est percé une étroite baie. Immédiatement
au-dessus de ces quatre grands arcs, un cordon sépare la partie inférieure de
la partie supérieure. A l’étage, sur chaque paroi, deux arcs brisés jumeaux ;
ceux des faces latérales encadrent une petite haie, tandis que ceux situés
au-dessus des arcs de la nef et du chœur sont aveugles, en raison des toitures
de la nef et du chœur qui butent en arrière.
Extérieurement, le clocher de Villiers-le-Sec appartient à
trois époques distinctes. La partie inférieure, y compris l’étage occupé par
les trois arcatures aveugles, atteste le XIIe siècle. L’étage du beffroi, avec
ses baies jumelles en lancette à quatre archivoltes reposant sur autant de
colonnettes, accuse le XIII siècle. Autrefois, ces baies étaient garnies de
meneaux et de traverses. Sur la face orientale, vers le chevet, les deux baies
sont reliées entre elles par une étroite arcature aveugle en lancette. Les
trois piles d’angle sont d’une section aussi réduite que surprenante. La
quatrième pile, celle du Sud-Ouest, est cantonnée d’une tourelle d’escalier
formant saillie depuis le sol.
Le toit en bâtière (à double versant) avec deux petites lucarnes, en pierre, coiffe la tour ; il paraît avoir été reconstruit au XVIIe siècle. Sur les faces nord et sud, des consoles supportent un chéneau de pierre avec gargouille, ainsi que la base du toit. Sur les faces est et ouest, un simple pignon percé d’une étroite baie.
L’église de Villiers-le-Sec est pour toute une* vieille
génération de prêtres de notre diocèse, le sanctuaire paroissial d’une
lointaine jeunesse, alors que dans le vaste séminaire tout proche, ils se
préparaient à vivifier nos églises : « Meilleurs foyers de notre vie ! »,
suivant l’expression du Cardinal Verdier.
L’ancien séminaire de Villiers, actuellement occupé par le
Foyer des Anciens Combattants de 14-18, n’est pas oublié. Sa chapelle, érigée
et consacrée au début de ce siècle par Mgr Amette, alors évêque de Bayeux,
vient d’être rendue au culte.
Villiers-le-Sec, où l’on aime revenir, paroisse où la foi
chrétienne rayonne autour d’une antique église et d’une jeune chapelle de séminaire
!
Source photos: Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine.
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