Creully sur Seulles - le Blason du porche du prieuré de Saint Gabriel

  • Lambert Edouard (1794-1870), conservateur de la bibliothèque publique de Bayeux et directeur de la Société des antiquaires de Normandie, a édité de nombreux travaux sur les localités de notre contrée comme des carnets de croquis et de notes sur des monuments de Normandie. Aux Archives Départementales du Calvados, j'ai retrouvé un de ses écrits sur le prieuré de saint Gabriel où il propose une explication sur le blason présent dans le porche d'entrée.
"....Un écusson chargé d’une bande et supporté par un ange. Ce sont les armes de la famille de Tournebu.
Il est probable qu’un membre de cette famille qui aurait fait construire cette porte y aura fait placer cet écusson.
 Une note a été ajoutée, entre parenthèse, au-dessus de l’écrit:  « ou plutôt celle du monastère »."

Dans l'Armorial général de France, dressé en vertu de l'édit de 1696 par Charles D'HOZIER (1697-1709), le blason du prieuré est représenté comme ci-dessous
L'autre blason présent au sein du prieuré est celui de l'abbaye de Fécamp.




Creully sur Seulles - Le portail Louis XIII du château de Creully

Vous pourrez l'admirer en entrant par le portail principal, sur la place, après avoir parcouru quelques mètres il se situe à droite avant le pont de pierres (flèche blanche)

JEAN Elie : Nos vieilles belles portes : 160 spécimens de la région de Caen, Bayeux, Falaise, Vire, St Pierre sur Dives, etc...

Ci-dessus, pendant les travaux de restauration.
Ci-dessous, une carte postale et une photo anciennes





Creully sur Seulles - des plaques stéréoscopiques de Creully

 Les vues stéréoscopiques se distinguent par l’existence de deux images sur la
même plaque. En utilisant une visionneuse adaptée, ce procédé permet de recréer la sensation du relief.







Trois nouvelles plaques de qualité médiocre sont en ma possession; elles datent de 1905.





Creully sur Seulles - l'évadé de Villiers le Sec

Le 21 novembre 1794, le Comité de Salut-Public décide la création d'un bagne dans la ville qui, depuis 1789, est l'un des arsenaux de la République. Il faudra attendre deux ans et le Directoire pour que le bagne de Lorient ouvre ses portes au château de Tréfaven, le 18 août 1796. À Lorient, les bagnards ne sont pas des détenus de droit commun. Ils sont militaires, condamnés pour insubordination ou ivrognerie, et purgent une peine d'environ cinq ans.

Ce qu'il reste du château Tréfanen
Etonnant donc de trouver parmi les prisonniers un habitant de Villiers le Sec qui fut condamné à 20 ans de travaux forcés.. Pierre Tostain, fils d'un charpentier de la localité, est né le 18 octobre 1781. Aprés son mariage avec Marie-Françoise Lebault le 4 juillet 1810 il devint charron.

Son acte de naissance à Villiers le Sec
Il fut arrêté le 1er novembre 1815. Condamné pour vol, il se retrouva à Lorient aprés cette condamnation à 20 ans.

Il s'évada le 19 avril 1817, prit la route de Guidel, dans le Morbihan. Des habitants de cette commune bretonne le retrouvèrent deux jours plus tard, mort d'un anévrisme au coeur.

Son acte de décès à Guidel 




Une célèbre actrice de la Comédie Française achète de château de Brécy (Creully sur Seulles)

L'Intransigeant du 28 janvier 1913


Rachel Boyer (1864-1935)

Actrice et philanthrope, fondatrice en 1913 de l'Union des arts, association destinée au secours des artistes et de leur famille et en 1921 de la Fondation Rachel Boyer à l'Ecole du Louvre. - Engagée à la Comédie française en 1887
Le porche du château vers 1913

Les piliers de Creullet


Pourquoi ces deux piliers dans la campagne du château de Creullet?

Pour répondre a cette question, je me suis plongé dans un texte de H. de Chanterenne (1860). En voici des extraits.

Des coteaux de Villiers-le-Sec on aperçoit au-dessus de la riante vallée de la Seulles, au-dessus du modeste village de Saint-Gabriel, une riche et vaste plaine qui s'étend des bois de Vaussieux aux hautes futaies de Lantheuil; c'est au milieu de cette plaine, à mi-côte, que se cache dans un bouquet d'arbres le petit lieu de Brécy, paroisse autrefois, aujourd'hui simple annexe de Saint-Gabriel, et dont le clocher en ruine se montre encore à travers le feuillage.

Le château est une habitation à grandes fenêtres carrées dans le goût de cette époque, éclairant de vastes appartements aux grandes cheminées en pierre.
Mais la porte qui donne entrée à la cour de ce château est digne d'attention. Ce monument se compose d'une grande porte principale accompagnée de deux portes latérales, près desquelles siégeaient de chaque côté de beaux lions en pierre. La porte principale, très élevée, est en pierre de taille, chargée de magnifiques sculptures dans le goût et le style en honneur sous le règne de Louis XIV la porte en bois de chêne, d'une grande épaisseur, est également ornée de sculptures.  


Derrière le château s'étend un vaste terrain en pente qui a été divisé en trois jardins étagés, coupés par une grande allée aboutissant, à chaque étage, à un large perron de sept à huit marches, construit en demi-rond entre deux piliers supportant chacun un lion en pierre de taille. Les murs de soutènement qui séparent ces trois jardins sont surmontés d'une charmante balustrade dans le genre de celles des jardins de Versailles.
Le château de Brécy était, à la fin du XVIIe siècle, la propriété de Messire Le Bas, vicomte de Caen, qui avait épousé une des filles de Mansard, le grand architecte de Louis XIV. Mansard avait deux filles et affectionnait particulièrement l'épouse du vicomte de Caen il faisait de longs séjours à Brécy, ce sera sans doute pendant ces séjours, pour occuper ses loisirs et flatter sa fille, qu'il se sera plu à orner ainsi sa maison de campagne, où, sans doute aussi, il aura appelé Le Nôtre pour dessiner les jardins.


A quelques kilomètres de Brécy s'élèvent encore aujourd'hui deux beaux piliers qui paraissent la copie, sur une plus grande échelle, de ceux de la grille de Brécy ils formaient autrefois l'entrée d'une avenue conduisant au château de Creullet. On pourrait supposer que Mansard, en bon voisin, aura prêté son concours à M. d'Héricy, alors propriétaire de Creullet, pour orner l'entrée de son parc.

Lion

RARE: La place de Creully à la fin du XIXème siècle

Cette photo est la plus ancienne que l'on connaisse de la place de Creully avec ses commerces.
Prise de la terrasse de l'hôtel Saint Martin ce cliché nous montre la place avant la construction du kiosque à musique.

Merci à Sébastien.

Creully sur Seulles - Décembre 1942 - Le recensement des chevaux pour les allemands.

La Feldkcommandantur allemande a, à partir de juin 1940, effectué  plusieurs campagnes de réquisition de chevaux. Les premières réquisitions consistent en un simple système d’échange : l’armée allemande prélève un animal valide et remet en échange à l’ancien propriétaire un cheval redescendu du front ou repris à l’armée française. Les chevaux malades ou blessés seront ainsi pour la plupart remis sur pieds par leurs nouveaux propriétaires avant d’être de nouveau échangés.

Avant chaque réquisition, un recensement des chevaux disponibles dans chaque commune est effectué. Ne sont retenus que les chevaux de selle ou de trait "vigoureux".

Je vous présente le recensement de Creully de décembre 1942.



Creully sur Seulles - Il y a 35 ans la mairie de Creully déménageait...

Il y a 35 ans, la mairie de Creully quittait le château pour ouvrir dans ses nouveaux locaux.
Les 3 et 4 avril l'ensemble du personnel communal effectuait le déménagement des bureaux.

Le lundi 7 avril 1986 avait lieu la réouverture de la nouvelle mairie dans les locaux aménagés du presbytère


Merci Claude

Creully sur Seulles - Août 1969 - Un aprés-midi vache à Villiers le Sec

   Soleil, accent chantant du midi, va­ches landaises, arènes et toreros : voilà un cadre original pour une fête en pays normand.

     C’était dimanche à Villiers-le-Sec où des centaines de spectateurs sont venus assister, sur les gradins d’arènes aménagées au « gala tauromachi­que » organisé par le comité des fêtes.  

     Disons immédiatement que ce fut un plein succès, et que ces nombreux spectateurs venus « se dépayser » et s’amuser à Villiers-le-Sec ne furent pas déçus. L’expérience d’ « In­tervilles », à la télévision a montré s’il en était besoin l’intérêt des nu­méros comprenant la participation de vaches landaises. Avec de telles ac­trices, la réussite est assurée, fut-ce en pays normand où l’on a coutume de voir les représentants de la race bovine beaucoup plus pacifiques.

Le public a en tout cas  beaucoup applaudi les évolutions des toreros du Ganadéro Larrouture, qui rivalisèrent d’adresse et... de rapidité devant les fougueux animaux.

    Non moins souples et courageux furent les amateurs qui osèrent, dans l’arène, faire face aux cornes des peu rassurantes vaches. Et si certains y laissèrent un morceau de pantalon et quelques bosses, les spectateurs ne leur en réservèrent pas moins des applaudissements très nourris.

Numéros comiques et exploits spor­tifs alternèrent durant cet après- midi très réussi, tandis qu'aux alentours manèges et attractions ont retenu un nombreux public.

Le soir un grand bal, avec l’orches­tre des Free’s a terminé cette jour­née landaise à Villiers-le-Sec, dont tous garderont un excellent souvenir.

Article de la Renaissance du Bessin