Affichage des articles triés par pertinence pour la requête gabriel /. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête gabriel /. Trier par date Afficher tous les articles

Creully sur Seulles - Novembre 1963 - Les décorés des minoteries de Saint Gabriel et de Sully.

Le moulin de Saint Gabriel
Dix employés des minoteries de Saint-Gabriel et de Sully ont été décorés dimanche de la médaille du travail. Ils étaient entourés de Mme Henri Roussel (par ailleurs maire de Saint-Gabriel), de Mme Paul Roussel ; de MM. Jacques et Bernard Roussel, directeurs des deux usines. Etait également pré­sent tout le personnel de ces deux établissements.
Une amicale allocution a été pro­noncée par M. Jacques Roussel :
"Nous voici réunis, a-t-il dit, pour fêter la remise de médailles du travail à dix fidèles employés de la Minoterie Roussel et de la Minoterie de Sully. 
Déjà en 1956, mon père, M. Paul Roussel avait eu la satisfaction de décerner à MM. Ernest Abel, Louis et Félix Féral, aujour­d’hui disparus comme lui, à Mme Germaine Cadorin, à MM. Albert Condé et Gustave Tanqueray, la récompense d’une longue fidélité.
En 1960, nous avions le regret de perdre M. André Cadorin, qui entamait sa 31e année de service, avant de pouvoir lui témoigner officiellement notre gratitude.

Aujourd’hui nous exprimons no­tre reconnaissance :
Pour la Minoterie Roussel, à Mme Germaine Cadorin, M. Gus­tave Tanqueray, médailles de ver­meil du travail ; M. Jules Galo­pin, M. Louis Goulet, M. Maurice Révérend, médailles d’argent du travail.
Pour la Minoterie de Sully, à M. Gabriel Cosne, M. Maurice Falet, M. Edmond Marie, M. Albert Pi­geon, M. Adrien Porquet, médail­les d’argent du travail.

M. Roussel a fait aussi un bref historique des deux entreprises :
Cette année 1963 est égale­ment pour ma famille une date anniversaire de la fidélité à une profession : deux cents ans de meunerie en sept générations.
C’est en effet en 1763 que Pierre Roussel achetait l’un des sept moulins d’Amblie, où lui-même, puis son fils Jacques devaient tra­vailler 65 ans. En 1828, son petit- fils Pierre, se rendait acquéreur du moulin de St-Gabriel, resté depuis lors propriété de la famille Roussel.
La Minoterie de Sully est éga­lement centenaire. L’impulsion in­dustrielle lui fut donnée par le père de M. Robert Le Brun, lequel à son tour l’anima de longues an­nées, jusqu’en 1941, avec le con­cours très apprécié des médaillés que nous fêtons aujourd’hui.

Certains de vous, a conclu M. Roussel, sont en retraite depuis quelques mois. Je leur souhaite de profiter longtemps d’un repos bien mérité.
A ceux, plus favorisés par l’âge ou la santé, qui poursuivent leur carrière, je souhaite que nous nous retrouvions pour fêter dix nouvel­les années de bons services.
Au nom des miens, et en mon nom, très sincèrement, je vous remercie tous."


Après la remise des décorations et d’enveloppes contenant une dis­crète gratification, une réception s’est déroulée dans une chaleureu­se atmosphère familiale. Et, dans la grande salle de la résidence de M. Jacques Roussel, l’on a sablé le champagne autour de la chemi­née où dansait un sympathique feu de bois.

Saint Gabriel ..... "des Mares" à "la Martinique" un mystère (cinquième partie) - Les propriétaires

 Les Archives Départementales du Calvados conservent précieusement un grand ouvrage daté de 1776, intitulé « Papier terrier du domaine fieffé et non fieffé, droits, dignités et revenus de la manse priorale de Saint-Gabriel ».

J’ai passé de nombreuses heures à étudier cet ouvrage, rédigé par des moines de l’abbaye de Fécamp. Le prieuré de Saint-Gabriel avait été fondé au XIe siècle par trois religieux envoyés par Jean de Ravenne, abbé bénédictin de Fécamp, à la demande de Richard de Creully (Ricarus de Croilei).

Sur plan du XVIIIe siècle, des terres de Saint Gabriel, des parcelles sont appelées "les Mares" et "les petites Mares"; elles deviendront plus tard les terres de "la Martinique".
Numérotation des parcelles concernées par mon étude.
Ci-dessous, un exemple des textes sur lesquels j'ai recherché les personnes mentionnées afin d'établir des tableaux que vous trouverez plus bas.

Appartient à François le Maître Sieur Desjardins, fils d’Étienne le Maître et le dit Étienne fils de Denis le Maître qui représentait par acquis Louis Bonnel Sieur de la Carbonnière contenant vingt acres en prairie ou herbage nommée partie le haut pays, et l’autre partie l’herbage des Mares ou prairie des Yea, anciennement en plusieurs pièces qui composaient les delles des Yea, de dessus les Yea, du bas des Yea, Deuherchieu, et de la falaise.
Aujourd’hui réunies en un seul morceau qui jouxte d’un côté au levant le dit Sieur
Desjardins et les fils dudit Sieur Duparc le Maître, d’autre côté au couchant
la rivière de Seulle et en partie le Sieur Prieur de Saint Gabriel, d’un bout au nord ladite rivière et  lesdits fils du sieur Duparc et d’autre bout au midi le chemin de Varembert du nombre de laquelle pièce il y en a quatre acres trois vergées faisant partie de la portion nommée le haut pays, qui jouxte au levant les maisons  du dit sieur Desjrdins et en partie l’herbage des fils dudit Sieur Duparc,  au couchant le surplus de la dite portion nommée  le haut pays d’un bout au nord  de la dite herbage des fils dudit sieur Duparc et l’autre portion dicelle pièce
nommée la prairie des Yea et d’autre bout au midi le dit Chemin de Varembert relevant du prieuré de saint Gabriel. Le surplus de ladite pièce pour quinze
acres avec une vergée, relève des fiefs des Sieurs de Brunville suivant le règlement du 1er May 1775.

En rouge, deux familles qui ont de l'importance dans mes recherches.



TABLEAUX récapitulants les propriétaites ou exploitants des terres "des Mares" et "des Petites Mares

Articles précédents :

Le château de la Martinique

Les plans et cartes

Le camp de Vaussieux

Desjardins et Varambert

Creully sur Seulles - Le porche du prieuré de Saint-Gabriel restauré

Creully sur Seulles - Le porche du prieuré de Saint-Gabriel restauré
C'est su XIIe siècle que remonte la construction du porche d'entrée du prieuré de Saint
Gabriel. C'est une oeuvre assez typique du style des bénédictins qui cherchaient à donner un certain faste a l'aspect extérieur de leurs monastères. 

Sa restauration se termine.

Creully sur Seulles - Le porche du prieuré de Saint-Gabriel restauré

Creully sur Seulles - Le porche du prieuré de Saint-Gabriel restauré

Creully sur Seulles - Le porche du prieuré de Saint-Gabriel restauré




39 - 45 - La vie à Saint Gabriel-Brécy (Creully sur Seulles) pendant la guerre.

Voici un article rédigé pour la presse canadienne par Maurice Desjardins, correspondant des journaux de langue française.
Avec les troupes canadiennes en France le 27 juin 1944.
Il y a en France des milliers de pe­tits villages qui attendent en frémissant leur libération.
Ils ont hâte de respirer l'air pur, d’échapper enfin à l’odieuse occupation qui empoisonne leur existence depuis quatre ans


Pour les deux cents habitants de Saint-Gabriel, cette attente est ter­minée. La libération de ce hameau du département de Calvados est en effet un fait accompli et les braves paysans, qui habitent ses maisons anciennes, ont repris goût à la vie.
Situé dans la plaine de Caen, en­tre Creully et Bayeux, le village de Saint-Gabriel est le prototype du village français. Sa population vit d’élevage et cultive le blé et autres céréales. Elle est aussi fière de son cidre et de son camembert.
Le curé, M. I ’abbé Frayard qui dessert aussi deux autres petites pa­roisses, est un mutilé de la grande guerre.  Le maire M. Delacour est le châtelain, mais il habite Paris où il est conseiller à la Cour des comptes.
M. Noël, le percepteur des impôts habite Saint-Gabriel depuis dix ans. C'est d'après ses propos fidè­lement recueillis au cours d’une entrevue, que sera reconstituée ci-après la phase douloureuse de l'occupation boche.
"Nous avons vu en Juin 1940 ar­river les réfugiés de Paris ; des gens qui avaient été mitraillés et qui transportaient des matelas sur des voitures. Puis, ce furent les réfugiés du Nord et de la Seine Inférieure.  Lorsque les allemands franchirent la Seine, nos gens partirent n’importe où vers l'ouest ou vers le sud.  C'était une véritable panique, ils partaient avec des brouettes, des voiturettes d'enfants ou tout ce qui pouvait leur tomber sous la main.  On ne se battit pas à Saint-Gabriel.
Le 17 juin nous avons vu passer les derniers anglais qui étaient dans des camions et se dirigeaient vers Cherbourg. En passant, ils nous disaient au revoir.
"Trois jours plus tard les pre­miers allemands arrivaient dans de petits chars blindés. Tout le monde restait à la maison, car les alle­mands avaient déjà une réputation de bandits.
"L'armistice nous soulagea quel­que peu mais l’avenir n'était pas rose, car nous savions que les bo­ches occuperaient tout le pays et nous croyions I ’Angleterre finie également.
"Au début de Juillet, ils sont venus réquisitionner la minoterie de M. Roussel pour la kommandantur, une succursale de la kommandantur principale, qui était située à Creully. A deux kilomètres de Saint-Gabriel.  Les Allemands étaient fu­rieux lorsqu’ils s'apercevaient que les maisons qu’ils réquisitionnaient étaient vides. Ils disaient que nons avions eu peur et pour se venger, ils pillaient tout et expédiaient nos meubles et nos vêtements en Allemagne.
"Quoiqu'ils eussent à cœur de paraître corrects, les jeunes Hitlériens étaient une terreur pour nous et tous scandalisaient nos bonnes gens car ils pratiquaient le nudisme intégral.
"Le personnel de la Kommandantur était souvent changé, sans doute pour éviter qu’il ne se crée des amitiés trop fortes dans le village. Une des premières pro­clamations fut d’interdire sous peine de mort d'écouter la radio anglaise mais personne ne se gêna pour écouter les émissions de la B. B. C.
"Nous avions le droit de voya­ger, mais comme nous étions en zone interdite, les français des provinces d’intérieur n'avaient pas le droit de nous visiter. Le secrétaire du maire fabriquait de fausses cartes d'identité que nous envoyions par courrier à nos amis de Paris pour leur permettre de venir nous voir.

"Seuls les véhicules servant au ravitaillement ou aux services médicaux pouvaient obtenir de l’essence qui était distribuée au compte-goutte, mais on se dé­brouillait car de gros stocks d'es­sence avaient été dissimulés et puis on en chipait dans les gara­ges des boches.
"Il fallait décliner à des com­missions la quantité de blé, de pommes de terre et de foin que nous avions en culture mais nos cultivateurs faisaient leur propre pain et le meunier fabriquait clandestinement une quantité de farine pour la consommation exclusive des français. Le cidre ne manquait pas et nous en avons toujours bu du cidre car il faut une occasion extraordinaire pour que nous buvions du vin.
"Pour les fins de leur propagande, les allemands avaient re­cours à des ruses diaboliques. Un jour Ils nous, réunirent et deman­dèrent à ceux qui voulaient des pommes de terre de lever la main droite. Tout le monde leva la main naturellement et alors un photographe nazi prit un instan­tané du geste et la photographie fut montrée en Allemagne pour prouver que les paysans normands avaient pris l'habitude du salut nazi.
"Au cinéma où passaient des films allemands doublés en fran­çais, il était interdit de manifes­ter mais lorsqu'apparaissait la binette d'Hitler, tout le monde se mouchait avec bruit ce qui ren­dait les allemands furieux, mais que pouvaient-ils faire.
"Ce qui nous manquait surtout c'étaient des chaussures, des textiles, des articles de toilette et des conserves.
"Les Allemands faisaient mine d'acheter à bon prix ce dont ils avaient besoin mais ce n'était qu'une autre méthode de pillage car Ils payaient avec de la mon­naie sans valeur. Les allemands avaient de très maigres rations et comme leurs supérieurs ne leur défendaient pas de faire appel aux ressources du pays Ils allaient réquisitionner des centai­nes de litres de lait et si le fermier refusait, ils allaient traire les vaches eux-mêmes. Dans les hôtels, ils louaient les meilleures chambres et c'était la France qui payait tout. Une voiture alleman­de ayant écrasé un gosse, les frais d'inhumation devinrent des frais d’occupation.
"Les personnes trouvées sur la rue après le couvre-feu de onze heures étaient envoyées au poste de police où les hommes ciraient les bottes des soldats tandis que les femmes raccommodaient les chemises.
"L'an dernier un avion allié fut abattu près de Bayeux. Ses occupants, tués sur le coup, furent enterrés non loin de là. Les habi­tants des alentours voulurent as­sister aux funérailles, mais les allemands arrêtèrent tous ceux qui se trouvaient là et obligèrent par la suite, les hommes à plan­ter des pieux dans les environs en guise d'obstacles contre d'au­tres atterrissages possibles de l’aviation des Nations Unies."
M. Noël me dit aussi que dans la région on ne s'attendait pas du tout à ce que les Alliés fissent leurs premiers débarquements sur la côte normande en raison des rochers sous-marins de la côte du Calvados.
Le six juin, jour de l'invasion, il me conte, vers les quatre heu­res du matin, il contempla de sa fenêtre les bombardements aé­riens qui précédèrent les débar­quements alliés. Les trois pre­miers soldats britanniques entrè­rent à Saint-Gabriel à six heures du soir, le même jour.
Au cours de l'après-midi, toujours d'après M. Noël, les soldats allemands s'occupèrent fébrile­ment à préparer leur retraite.
En terminant, M Noël se fit l'écho de ses concitoyens en me disant combien ils étaient tous heureux que les Alliés fussent en France, et, aussi que par miracle ou presque, leur village eut été à peu près épargné par les bombardements alliés.


Creully sur Seulles - Le moulin du prieuré de Saint-Gabriel.

 En découvrant les photos ci-dessous aux Archives Départementales du Calvados dans un dossier concernant Saint-Gabriel-Brécy, j'ai enquêté pour savoir à quoi correspondaientt les fondations en pierre le long de la Seulles non loin du pont qui partage Saint-Gabriel et Villiers le Sec.


Bien sûr, c'était un moulin; celui du prieuré de Saint Gabriel.

Un document conservé également aux Archives départementales relate une visite de deux architectes mandatés par l'abbaye de Fécamp afin d'en évaluer les travaux à effectuer.

Le lundi 29 mai 1769, Pierre Fontaine, architecte, demeurant à Pontoise et François de Cussy, architecte, demeurant en la paroisse de Sainte Croix sur mer, sont chargés par l'abbaye de Fécamp de dresser un devis estimatif des réparations nécessaires aux bâtiments dépendant du prieuré de Saint Gabriel.

Ce moulin était occupé par Jean Morel.

Avec le corps de bâtiment servant à usage de Moulins il y avait une étable à vaches et une étable à porcs avec un poulailler au bout du pignon. Le moulin comprenait 2 chambres et 2 cabinets. Il était construit en maçonnerie avec combles à égout, couvert en grosses ardoises.

Le moulin contient 22 pieds 3 pouces de longueur sur 22 pieds de largeur et 9 pieds de hauteur sous égout couvert de grosses ardoises. Il y a 2 tournants dont l'une à blé et l'autre à orge ; les 2 roues dans le pignon nord.

La chapelle du prieuré sur une illustration de Félix Thorigny (1824 -1870).
Au fond, à droite, le moulin.

Le moulin sur le cadastre de 1811












Creully sur Seulles - Gabriel James (Georges Jouvain)

Donnant sur la rue de Bayeux à Creully, une allée porte le nom de "Gabriel James"


Gabriel James est né à creully le 29/04/1921
Il est décédé le 06/06/1944 à Caen
Né le 29 avril 1921 à Creully (Calvados), exécuté sommairement le 6 juin 1944 à Caen (Calvados) ; réfractaire au STO ; résistant OCM réseau du Dr Derrien. Gabriel James était le fils de Constant Augustin Victor Émile, ouvrier d’usine et de Marie Claire Louise Le Hérissier, sans profession. Il obtint le titre de Pupille de la Nation par jugement du Tribunal de Caen le 25 avril 1932. Il était célibataire. Réfractaire au S.T.O. et passé dans la clandestinité, il devint membre du réseau du Dr Paul Derrien, chef local de l’O.C.M. Il se cachait à la ferme Hamon, à Ouilly-le-Tesson et fut arrêté par la Gestapo le 2 juin 1944 sous son nom d’emprunt, Georges Jouvain. Il fut incarcéré à la maison d’arrêt de Caen. - Figure aussi sur les listes de fusillés sous l’identité de Guy Jouvain sous laquelle il a été incarcéré - Le jour du débarquement en Normandie le 6 juin 1944 et suite au bombardement de la gare de Caen, le chef du SD de Caen, Harald Heynz décida d’éliminer la plupart des prisonniers afin qu’ils ne soient pas libérés par les troupes alliées. Gabriel James fut sorti de sa cellule et conduit ainsi que 86 autres résistants dans une courette du chemin de ronde de la prison où il fut abattu d’une rafale dans la nuque. Les corps des victimes furent inhumés provisoirement dans une cour de la prison. Dès le lendemain 7 juin, les britanniques donnaient le premier assaut à la ville. Le 30 juin devant l’imminence de la prise de la ville, les allemands exhumèrent les corps pour les faire disparaître sans laisser de traces. Ceux-ci furent transportés en camion en un autre lieu à l’ouest de la ville, probablement dans des carrières de calcaire. Selon certains témoignages, ils auraient pu être emmenés près de Rouen, dans la forêt de La Londe, à l’entrée de laquelle une stèle "À la mémoire des victimes du nazisme dans la forêt de La Londe 1940-1944" a été érigée et incinérés dans une carrière en contrebas. Les corps n’ont donc pas été retrouvés pour être identifiés. Des bûcherons ont vu à cet endroit des camions et des soldats allemands, ainsi qu’une épaisse fumée. En même temps, il y avait une odeur de corps qui brûlent. Cela dura deux jours. S’agissait-il des fusillés de Caen ? Le mystère demeure. Il figure sur les listes de fusillés sous l’identité de Georges Jouvain sous laquelle il a été incarcéré. Il obtint la mention « Mort pour la France » transcrite sur son acte de naissance le 16 mars 1962. Son nom figure sur le monument commémoratif des fusillés du 6 juin 1944, à Caen (Calvados) sous ses deux noms et sur les monuments aux morts de Creuilly et Ouilly-le-Tesson (Calvados). Une plaque apposée sur le mur d’entrée de la prison de Caen porte l’inscription suivante : « À la mémoire des prisonniers fusillés par les allemands le 6 juin 1944. L’oppresseur en les tuant a cru les faire mourir, il les a immortalisés »
SOURCES : Site en ligne Le forum du débarquement et de la bataille de Normandie

Dans l'ouvrage ci-dessous (présent à la bibliothèque de Creully), j'ai trouvé le texte qui suit:

La commune oubliée du mariage de Villiers le Sec, Saint Gabriel-Brécy et Creully.


Le 1er janvier, Saint Gabriel-Brécy et Villiers le Sec se sont unis avec Creully pour former la commune nouvelle de "Creully sur Seulles".
Brécy a rejoint sa voisine Saint Gabriel en 1964.
Cette commune au prieuré célèbre avait déjà absorbé un autre village en 1827: Fresné le Crotteur.

Nous trouvons parfois Fresné écrit Fresnay mais le premier est employé par les Archives départementales du Calvados.
L'église détruite se situait  au carrefour des routes qui vont de Creully à Rucqueville et de Saint Gabriel à Coulombs.
Elle était sous l'invocation de Saint Rémy. Le patronage et la dîme appartenaient au prieuré de Saint Gabriel dépendant de Fécamp.
A peu de distance de l'emplacement de l'église, on a trouvé des débris de poterie rouge et des tuiles à rebords qui annoncent des constructions gallo-romaines.
 Ci-dessous Fresné le Crotteur sur le cadastre de 1811.
 Dans des textes anciens, on trouve des orthographes différents de Fresné le Crotteur: Fresnay le Crotteux, Fresneium le Crottour, Fresnetum le Crottoux: Fresnay le Crottoux et Fresney le Crottoux.

Saint Gabriel ..... "des Mares" à "la Martinique" un mystère (première partie) - Le château

 Niché au cœur de la Normandie, le paisible bourg de Saint-Gabriel doit sa renommée à son prieuré, fondé au XIe siècle par le seigneur de Creully au profit de l’abbaye de Fécamp, ainsi qu’à son église paroissiale, placée sous la protection de saint Thomas Becket, son patron spirituel.

L’histoire de Saint-Gabriel s’est écrit au fil des siècles : en 1827, la commune s’unit à Fresnay-le-Crotteur, avant d’accueillir, en 1965, celle de Brécy, scellant ainsi leur destin commun.

Empruntant l’ancienne voie de Varembert — aujourd’hui baptisée rue du Moulin —, le promeneur découvre un autre joyau de Saint-Gabriel : le château de la Martinique. Cette élégante demeure, inspirée par le style de Viollet-le-Duc et remaniée en 1866, se dresse toujours dans l’intimité d’un domaine privé, témoin silencieux d’un passé prestigieux.

Pourquoi "La Martinique" ?

Depuis de longues années, j’ai arpenté les couloirs silencieux des Archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine, fouillé les trésors oubliés des archives départementales du Calvados et de la Manche, et exploré les registres jaunis des archives diocésaines. Sans oublier, bien sûr, les précieux témoignages des habitants, gardiens vivants de cette mémoire locale.

Cette quête patiente m’a permis de rassembler des documents, certains rédigés dans le vieux français des siècles passés, qui m’ont peu à peu révélé une vérité aussi fascinante qu’inattendue. En examinant méthodiquement chaque hypothèse pour mieux les écarter, j’ai reconstitué le fil d’une histoire oubliée.

Je vous invite à me suivre à travers une série d’articles, où nous remonterons ensemble le temps pour percer un mystère toponymique : comment le château, la ferme qui lui fait face et les terres environnantes ont-ils troqué leur ancienne appellation, « des Mares », pour celle, plus exotique, de « la Martinique » ?

Le château de la Martinique à Saint Gabriel en photos

Le domaine de la ferme de la Martinique arrive dans la famille Delacour en 1824 lorsque Angélique le Maître épouse Alexandre Delacour. Leur fils Albert modifie le château, le sépare de la ferme et dessine le parc.

Source: Ministère de la Culture

Appel à témoignage : La Pierre de Creully

Fidèle à ses objectifs l’Association culturelle du Prieuré Saint Gabriel entame dès maintenant la préparation de l’exposition consacrée à « La pierre de Creully » qui se tiendra au cours de l’été 2014 dans la Chapelle du Prieuré Saint-Gabriel (14).
A cette occasion nous sommes à la recherche de documents divers qui pourraient nous être prêtés pour la préparation de l’exposition représentant les carrières de pierre de Creully et le travail des carriers tant gravures, cartes postales, photos, dessins que témoignages écrits. Nous recueillerons avec un grand plaisir
Pendant les deux mois de l’exposition nous aimerions pouvoir présenter outils, vêtements ou tout autre témoignage se trouvant en lien avec la pierre de Creully, si proche mais différente de la pierre de Caen avec laquelle on la confond souvent.

A vos greniers donc, et déjà merci pour votre aide.
Association culturelle du Prieuré Saint Gabriel
24 rue Saint-Thomas Becket
14480 Saint-Gabriel-Brécy
claudie.f-d@orange.fr

Un document sur l'exécution de Gabriel James, résistant, habitant de Creully (Creully sur Seulles) - Juin 1944.


Lors de mes recherches  pour alimenter mon blog, j'ai pu consulter un document aux Archives Départementales concernant un fait survenu à la prison de Caen le 6 juin 1944 pendant que les troupes alliées débarquaient sur nos plages; un creullois et 86 autres résistants furent fusillés par les allemands.


J'emprunte à un autre site (dont vous trouverez l'adresse ci-dessous)  cet article.

JAMES Gabriel, Alphonse, Augustin [connu aussi sous son nom d’emprunt de Georges JOUVAIN]
Né le 29 avril 1921 à Creully (Calvados), exécuté sommairement le 6 juin 1944 à Caen (Calvados) ; réfractaire au STO ; résistant OCM réseau du Dr Derrien.
Gabriel James était le fils de Constant Augustin Victor Émile, ouvrier d’usine et de Marie

Claire Louise Le Hérissier, sans profession. Il obtint le titre de Pupille de la Nation par jugement du Tribunal de Caen le 25 avril 1932. Il était célibataire.
Réfractaire au S.T.O. et passé dans la clandestinité, il devint membre du réseau du Dr Paul Derrien, chef local de l’O.C.M. Il se cachait à la ferme Hamon, à Ouilly-le-Tesson et fut arrêté par la Gestapo le 2 juin 1944 sous son nom d’emprunt, Georges Jouvain. Il fut incarcéré à la maison d’arrêt de Caen. - Figure aussi sur les listes de fusillés sous l’identité de Guy Jouvain sous laquelle il a été incarcéré -
Le jour du débarquement en Normandie le 6 juin 1944 et suite au bombardement de la gare de Caen, le chef du SD de Caen, Harald Heynz décida d’éliminer la plupart des prisonniers afin qu’ils ne soient pas libérés par les troupes alliées. Gabriel James fut sorti de sa cellule et conduit ainsi que 86 autres résistants dans une courette du chemin de ronde de la prison où il fut abattu d’une rafale dans la nuque. Les corps des victimes furent inhumés provisoirement dans une cour de la prison. Dès le lendemain 7 juin, les britanniques donnaient le premier assaut à la ville. Le 30 juin devant l’imminence de la prise de la ville, les allemands exhumèrent les corps pour les faire disparaître sans laisser de traces. Ceux-ci furent transportés en camion en un autre lieu à l’ouest de la ville, probablement dans des carrières de calcaire. Selon certains témoignages, ils auraient pu être emmenés près de Rouen, dans la forêt de La Londe, à l’entrée de laquelle une stèle "À la mémoire des victimes du nazisme dans la forêt de La Londe 1940-1944" a été érigée et incinérés dans une carrière en contrebas. Les corps n’ont donc pas
été retrouvés pour être identifiés. Des bûcherons ont vu à cet endroit des camions et des soldats allemands, ainsi qu’une épaisse fumée. En même temps, il y avait une odeur de corps qui brûlent. Cela dura deux jours. S’agissait-il des fusillés de Caen ? Le mystère demeure.
Il figure sur les listes de fusillés sous l’identité de Georges Jouvain sous laquelle il a été incarcéré.
Il obtint la mention « Mort pour la France » transcrite sur son acte de naissance le 16 mars 1962.
Son nom figure sur le monument commémoratif des fusillés du 6 juin 1944, à Caen (Calvados) sous ses deux noms et sur les monuments aux morts de Creuilly et Ouilly-le-Tesson (Calvados).
Une plaque apposée sur le mur d’entrée de la prison de Caen porte l’inscription suivante : « À la mémoire des prisonniers fusillés par les allemands le 6 juin 1944. L’oppresseur en les tuant a cru les faire mourir, il les a immortalisés ».